1 juin 2015
Les colonies de vacances ne craignent plus la fermeture
Par: Sarah-Eve Charland
La Colonie des Grèves a réussi à investir près de 1,4 M$ dans ses infrastructures depuis sept ans. | TC-Média - Sarah-Eve Charland

La Colonie des Grèves a réussi à investir près de 1,4 M$ dans ses infrastructures depuis sept ans. | TC-Média - Sarah-Eve Charland

Même si le financement demeure un défi constant, la Colonie des Grèves entrevoit pour la première fois un avenir prometteur près de huit ans après avoir été menacée de fermeture.

« On est viable. On a réussi à éponger la dette et à investir 1,4 M$ dans nos infrastructures depuis 2007. Depuis un an, on est capable d’avoir une vision d’avenir », affirme la directrice générale de la Colonie des Grèves, Nancy-Annie Léveillée.

En 2007, la Colonie était menacée de fermeture. Elle a donc sollicité l’ensemble des intervenants de la région pour une campagne de financement. La levée de fonds a permis d’amasser près de 448 000$.

« Beaucoup de personnes de la région ont contribué. Les gens se sont approprié la Colonie et nous ont donné des contrats », explique-t-elle.

La Colonie a vendu une parcelle de terrain pour 500 000$ et a aussi repensé à son offre de services. En développant de nouveaux créneaux, l’organisme a réussi à faire mousser ses activités. Son chiffre d’affaires est passé de 250 000$ à 600 000$ par année.

Un projet de réfection de deux bâtiments est la prochaine priorité de l’organisme. Pour y arriver, la Colonie devra investir près de 1,2 M$. « On va devoir travailler fort pour réaliser ce projet à moyen terme. On a fait tout ce qui était urgent. Après, on va être bon pour plusieurs années. »

En mars 2014, le manoir Olier a été démoli en raison de sa détérioration. La Colonie des Grèves n’avait pas les moyens de le mettre à niveau.

Aucune subvention gouvernementale ne correspond aux besoins de la Colonie, explique Mme Léveillée. « Il y a un programme, mais pour des petits investissements. Ce sont pour des petits pas. On a besoin d’une grande enjambée », ajoute-t-elle.

Les organismes dans la même situation

La Colonie Sainte-Jeanne d’Arc a aussi de la difficulté à trouver du financement pour maintenir l’organisme.

« C’est un défi, mais c’est la même situation pour tous les organismes à but non lucratif avec une clientèle vulnérable. On est privilégié parce qu’on a beaucoup d’aide d’organismes », nuance la directrice générale, Linda Voukirakis.

L’un des grands défis est de maximiser le financement tout en gardant de vue la mission de l’organisme. La Colonie Sainte-Jeanne d’Arc offre des séjours à des filles, âgées entre 4 et 14 ans, provenant de milieux défavorisés.

« Là où on doit rester à l’affût, c’est de ne pas dénaturer la mission en se renouvelant. Il faut être créatif. Je suis de nature optimiste. Je suis convaincue que les camps de vacances ont un bel avenir. »

Elle ajoute que l’organisme doit miser sur ses forces, notamment l’apport des bénévoles qui s’impliquent depuis des années.

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