6 août 2015
Les candidats se sentent d’attaque
Par: Sarah-Eve Charland
Louis Plamondon, | TC Média - Archives

Louis Plamondon, | TC Média - Archives

Nicolas Tabah | TC Média - Pascal Cournoyer

Nicolas Tabah | TC Média - Pascal Cournoyer

Claude Carpentier | TC Média - Pascal Cournoyer

Claude Carpentier | TC Média - Pascal Cournoyer

Prêts plus que jamais, les candidats aspirant à devenir député dans la circonscription de Bécancour-Nicolet-Saurel comptent bien attirer l’attention des électeurs dans les prochaines semaines même si cela représentera tout un défi puisqu’il s’agira de la campagne électorale la plus longue de l’histoire du Canada.

Rejoints peu de temps après le déclenchement des élections fédérales le 2 août dernier, Louis Plamondon (Bloc québécois), Claude Carpentier (Parti libéral du Canada) et Nicolas Tabah (Nouveau Parti démocratique) entrevoient cette campagne comme un marathon.

Retenir l’attention de l’électeur représente certainement le plus gros défi de cette campagne, croit le député sortant, Louis Plamondon, qui a été officiellement désigné comme candidat par le chef du Parti.

« On risque de se répéter. Habituellement, une campagne joue surtout sur le rôle des chefs. Avec une longue campagne, les médias vont certainement s’intéresser au niveau local, ce qui devrait m’avantager », pense-t-il.

En mode électoral depuis plusieurs mois, M. Tabah compte continuer sur sa lancée. « Mon équipe et moi avons fait le tour de la circonscription depuis mon investiture en février. Depuis le déclenchement des élections, je suis à temps plein. Ce n’est pas un sprint. C’est un marathon. Il faut donc commencer tranquillement. »

Le candidat libéral, Claude Carpentier, croit que la population sera à son écoute. « Ça fait partie du défi de retenir l’attention. On continue de travailler d’arrache-pied. Les gens ont besoin de changement. »

Des coûts modestes, affirment les candidats

Même si la campagne durera deux fois plus longtemps qu’une campagne habituelle, les candidats ne comptent pas augmenter leurs dépenses pour autant. De son côté, M. Plamondon croit qu’il dépensera environ 80 000$, un budget semblable aux autres élections.

« Il n’est pas dans notre intention de faire une campagne plus élevée qu’avant. Il y a la location des équipements et des locaux qui pourrait augmenter, mais on peut diminuer dans la publicité. Il s’agit de trouver un équilibre. »

Même si Nicolas Tabah affirme ne pas être en mesure d’évaluer les coûts de la campagne, il croit pouvoir la mener à moindre coût. « On a amassé beaucoup d’argent dans nos levées de fonds. On n’a pas besoin de dépenser 80 000$. L’important est le contact humain et de rencontrer les gens. »

M. Carpentier n’a pas voulu se prononcer sur la question. « Je suis bien mal placé pour évaluer les coûts. Si ceux-ci explosent, ce sera la faute du gouvernement sortant. »

Des enjeux prioritaires

Le NPD se classe premier avec 39% des intentions de vote selon un sondage de la firme Forum Research mené le 2 août. Malgré tout, M. Tabah évalue ces résultats avec un grain de sel.

« Autant un sondage peut être plaisant, autant il ne faut pas se laisser contrôler. Le vrai sondage sera l’élection du 19 octobre », affirme celui qui compte mettre la création d’emploi et la protection des lacs et des rivières au sommet de ses priorités.

De son côté, M. Plamondon compte surveiller plusieurs dossiers. Il souhaite défendre le maintien de la gestion de l’offre dans le domaine de l’agriculture, demander un allègement fiscal pour les Petites et moyennes entreprises (PME), ramener sur la place publique le débat de l’implantation du pipeline au Québec et surveiller de près le passage des superpétroliers sur le fleuve Saint-Laurent.

Claude Carpentier compte dévoiler sa plate-forme régionale d’ici quelques semaines.

Il nous a été impossible de contacter le candidat du Parti vert du Canada, Claude Poudrier, au moment de mettre sous presse. Le Parti conservateur n’a encore présenté de candidat dans le comté.

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