16 octobre 2019
Bécancour-Nicolet-Saurel
Les candidats se prononcent sur l’économie
Par: Deux Rives
Pierre-André Émond, Parti conservateur du Canada, Bécancour – Nicolet – Saurel

Pierre-André Émond, Parti conservateur du Canada, Bécancour – Nicolet – Saurel

Louis Plamondon, Bloc Québécois (BQ), Bécancour – Nicolet – Saurel

Louis Plamondon, Bloc Québécois (BQ), Bécancour – Nicolet – Saurel

Nathalie Rochefort, Parti libéral du Canada, Bécancour – Nicolet – Saurel

Nathalie Rochefort, Parti libéral du Canada, Bécancour – Nicolet – Saurel

David Turcotte, Parti vert du Canada, Bécancour – Nicolet – Saurel

David Turcotte, Parti vert du Canada, Bécancour – Nicolet – Saurel

Plus que cinq jours avant la grande journée du vote partout au Canada et dans Bécancour-Nicolet-Saurel. Nos journalistes ont voulu savoir les préoccupations économiques des candidats du comté. Alors voici la question qui leur a été posée : En cette période de pénurie de main-d’œuvre et avec une possible récession à l’horizon dans les prochaines années, que ferez-vous, comme député, pour stimuler l’économie dans Bécancour-Nicolet-Saurel? (NDLR : la candidate du NPD et le candidat du Parti populaire du Canada n’ont toujours pas répondu à nos demandes d’entrevue.)

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À lire en lien avec ce sujet, les attentes de la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy en matière d’économie: Créer un environnement économique favorable

 

David Turcotte, Parti vertu du Canada : Ce qu’on veut faire, c’est permettre à ceux qui ont un taux d’emploi moins élevé que la moyenne, les personnes immigrantes, les personnes handicapées, qui seraient neuro atypiques, de trouver un emploi, en adaptant les milieux de travail et en facilitant l’embauche avec des incitatifs. […] On veut aider les immigrants à s’établir plus en région, parce que généralement, ils s’établissent plus dans les grands centres. On veut des mesures de formation de la main-d’œuvre pour les emplois verts qu’on veut créer. On propose aussi la reconnaissance des diplômes avec les immigrants. Vous savez, la médecine, c’est un peu pareil d’un endroit à l’autre, mais ce n’est pas les mêmes pratiques en Europe ou au Canada. Des mises à niveau seraient faites, ce serait beaucoup plus facile pour les accréditations afin que les gens qui migrent ici aient du travail dans leur spécialisation […].

Louis Plamondon, Bloc Québécois : Le grand drame dans la région, c’est le manque de travailleurs pour combler les emplois manquants. Il faut faciliter la vie des travailleurs. Il faudrait avoir une voie rapide pour les travailleurs étrangers, qui donnerait accès rapidement à un permis de travail et à la résidence permanente, en autant qu’ils sont prêts à travailler dans la région. Il faudrait revoir certaines conditions sur l’assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers comme on a dans la région, en agriculture ou dans les PME touristiques. Si on veut ramener les travailleurs âgés, deux ou trois jours par semaine, il faudrait des prestations spéciales pour ces gens-là. Comme des ajustements sur le nombre d’heures pour être éligibles au chômage. Il faut récupérer l’argent qui fuit dans les paradis fiscaux pour aider les entreprises qui veulent progresser et être très alerte pour soutenir les entreprises technologiques en démarrage.

Nathalie Rochefort, Parti libéral du Canada : Dans un premier temps, on va s’assurer de faire venir la main-d’œuvre dont on a besoin en allant en chercher dans d’autre régions, principalement de Montréal, en mettant en valeur notre région. Parce que les gens font le choix d’abord et avant tout d’une qualité de vie. Ce n’est pas juste un emploi que les gens cherchent, maintenant. Je vais m’assurer qu’on va travailler fort, ensemble, sur la relève d’entreprises. Parce qu’on a aussi beaucoup d’entrepreneurs qui vont prendre leur retraite. Ça nous donne des entreprises qui seront soit à vendre ou à risque de fermeture, faute de relève entrepreneuriale. Le rôle d’un député, c’est aussi d’être un ambassadeur de sa région, de son comté et de mettre en lien les entrepreneurs. C’est la première personne qui devrait avoir à cœur de parler des entreprises de sa région.

Pierre-André Émond, Parti conservateur du Canada : Quand il y a une situation comme ça, il faut aider les entreprises existantes, les orienter vers les programmes d’aide, les accompagner même dans leur démarche. Il peut y avoir toutes sortes d’aides, soit les accompagner dans la paperasse, pour recruter de la main-d’œuvre ou encore quand ils ont besoin d’investissements. C’est un peu le rôle du député à ce moment-là. Pour stimuler l’économie, au Parti conservateur, on met des choses en place quand vient le temps. Historiquement, un gouvernement fédéral va réinjecter des sommes dans l’économie, dans les besoins en infrastructures, pour pallier la baisse de croissance économique. Il intervient, sans nécessairement que ce soit une récession, quand il y a un ralentissement. C’est là que c’est le temps d’investir pour les gouvernements. C’est sûr que d’attacher ça au comté, ça dépend de l’entreprise en question.

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