5 mai 2015
Les bienfaits de la voiture électrique sur l’environnement
Par: Sarah-Eve Charland

Le transport par véhicule électrique serait extrêmement bénéfique sur l’environnement, affirme le chargé de projet en développement durable chez Innosphère Solutions Durables, Jean-Martin Proulx.

Les gaz d’échappement des véhicules dotés d’un moteur à combustion contiennent des gaz à effet de serre (GES), dont les principaux sont le CO2 (dioxyde de carbone), le CH4 (méthane) et du N2O (oxyde nitreux).

Les voitures électriques ne produisent pratiquement pas de gaz à effet de serre. C’est le principal bénéfice sur l’environnement de ce type de véhicule, affirme M. Proulx.

« Les bénéfices environnementaux des véhicules électriques comparativement aux véhicules conventionnels sont constatés lors de l’utilisation du véhicule, puisqu’ils ne consomment pas d’hydrocarbures dont la combustion entraîne le rejet de GES et d’autres polluants atmosphériques, dont le SO2, des oxydes d’azote et le monoxyde de carbone », explique-t-il.

Les seules émissions de GES attribuées aux voitures électriques sont celles relatives à la production de l’électricité nécessaire à la recharge qui sont négligeables au Québec. L’énergie provient presque à 100 % de l’hydroélectricité, une source propre et renouvelable, ajoute-t-il.

Selon des données colligées en 2010 à Sorel-Tracy, les automobiles dotées d’un moteur à combustion ont émis en moyenne 3,43 tonnes de CO2 dans l’atmosphère par année. Pour ce qui est des camions légers, le chiffre s’élève à 5 tonnes par année.

Le secteur du transport est celui qui produit le plus d’émissions de GES au Québec avec 44,7% du total des émissions, selon le plus récent rapport d’inventaire québécois des émissions de GES en 2012. L’industrie vient au 2e rang avec 31,6%.

Quelques méfaits

Toutefois, la gestion de fin de vie des batteries et sa fabrication demeurent dommageables pour l’environnement en raison de sa production qui nécessite une consommation énergétique importante et l’utilisation de métaux rares, précise-t-il.

« Sur le plan environnemental, en considérant l’ensemble du cycle de vie de ces voitures, les véhicules électriques sont tout de même reconnus comme étant moins dommageables pour l’environnement que les véhicules conventionnels à combustion. »

M. Proulx tient également à mentionner que la voiture électrique n’est pas le seul moyen de réduire son impact sur l’environnement.

« Nos besoins ou notre contexte nous contraignent souvent à utiliser notre véhicule, mais un vélo aura toujours un impact environnemental beaucoup plus faible qu’une voiture électrique. Tout comme un autobus bondé sera moins dommageable pour l’environnement que plusieurs véhicules. »

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