4 septembre 2015
Les agriculteurs font part de leurs inquiétudes
Par: Sarah-Eve Charland
Le congrès de l'UPA a ressemblé une cinquantaine d'agriculteurs. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Le congrès de l'UPA a ressemblé une cinquantaine d'agriculteurs. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Alors que les candidats aux élections fédérales dans Bécancour-Nicolet-Saurel ont présenté ce qu’ils comptent offrir aux agriculteurs de la région lors du congrès de l’Union des producteurs agricoles (UPA) Richelieu-Yamaska à Saint-Robert le 2 septembre dernier, les agriculteurs ont exprimé clairement leurs inquiétudes et leurs insatisfactions face à la politique fédérale.

« Je suis un peu déçu des discours des candidats. Il n’y a personne, ce soir, qui a parlé de nouveaux argents. […] C’est décevant de voir comment on est traité. On est traité comme la basse classe, mais on fait vivre le pays », a exprimé un agriculteur après avoir entendu le discours de chacun des candidats

Les candidats du Nouveau Parti démocratique (NPD), Nicolas Tabah, du Bloc québécois, Louis Plamondon et du Parti libéral, Claude Carpentier ont présenté leurs engagements aux agriculteurs de la région. Par la suite, les agriculteurs ont soulevé plusieurs inquiétudes.

« Est-ce qu’on va avoir, un jour, un abattoir au Québec? », a questionné un agriculteur à M. Carpentier. « Ce sont d’autres discussions qu’on va avoir avec Agriculture Canada et le gouvernement provincial », a répondu simplement le candidat.

Un autre agriculteur s’est inquiété de l’accord de libre-échange Canada-Europe qui permet l’entrée au pays de 7000 tonnes de fromage.

« On a demandé à ce que les 7000 tonnes soient réparties sur sept ans et qu’il y ait un programme de support pour les producteurs de fromage, que ce soit à l’étiquetage ou à la mise en marché. Il y aurait aussi avantage à ce que les fromages entrent par l’intermédiaire de fromagers d’ici et non directement dans les supermarchés », a défendu M. Plamondon.

« Est-ce qu’on est considéré comme la classe moyenne? Ou bien, on est considéré comme du monde avec de grandes valeurs? », a demandé un autre agriculteur à M. Tabah.

« Je ne peux pas vous dire si vous êtes considérés comme la classe moyenne. Je peux vous dire que je suis conscient de la problématique. […] On doit s’asseoir pour voir ce que les différentes instances peuvent faire ensemble », a-t-il répondu.

Engagements

Le dossier de la gestion de l’offre a été soulevé par tous les candidats qui se disent les défenseurs de ce système mis en danger dans le cadre des négociations d’un accord de libre-échange transpacifique.

M. Carpentier s’est également engagé à se pencher sur la problématique de la présence prolongée de travailleurs saisonniers au Québec.

De son côté, le candidat sortant Louis Plamondon a proposé de réinvestir dans les programmes de sécurité des revenus qui avaient été diminués de 50%, dont Cultivons l’avenir. Il souhaite mettre en place une enveloppe de financement qui permettrait au Québec de créer des programmes de gestion des risques, ainsi que de constituer un régime d’épargne agricole à l’abri des impôts.

Le candidat néo-démocrate s’est montré intéressé à défendre les intérêts des agriculteurs touchés par la problématique de la baie Lavallière et à rétablir les investissements dans les programmes de protection des revenus.

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