29 septembre 2021
Bilan annuel des Directeurs de la protection de la jeunesse
Légère diminution des signalements à la DPJ dans Pierre-De Saurel
Par: Alexandre Brouillard
Family. Little boy with his parents on the background

Du 1er avril 2020 au 31 mars 2021, deux situations d’enfants étaient signalées par jour dans le RLS de Pierre-De Saurel. Photo freepik.com

Bien que le nombre de signalements traités par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a baissé dans le Réseau local de santé (RLS) de Pierre-De Saurel en 2020-2021, la directrice de la DPJ en Montérégie, Marie-Josée Audette, précise que cette statistique est difficile à interpréter en raison de la pandémie.

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« Du 1er avril 2020 au 31 mars 2021, le nombre de signalements à la DPJ a baissé au Québec, en Montérégie et dans le RLS de Pierre-De Saurel, lance d’emblée Mme Audette. Considérant que les enfants n’étaient plus dans les écoles, les services de garde et les organismes communautaires, on a connu une chute drastique des signalements. Dans les mois qui ont suivi, soit à la rentrée, on a eu vraiment un accroissement important du nombre de signalements. On a donc terminé l’année avec un nombre quasi équivalent que dans les années précédentes. »

Lors de la dernière année, le RLS de Pierre-De Saurel a enregistré 821 signalements, contre 871 en 2019-2020. De ce nombre, 277 (33 %) ont été retenus. « Malgré cette légère baisse, qui peut s’expliquer par la pandémie, nous devons continuer à aider les enfants, comme le souligne si bien la thématique de ce 18e bilan  » Les enfants, notre priorité! » », souligne la directrice, qui est entrée en fonction en février dernier.

Parmi les 277 signalements retenus dans le RLS de Pierre-De Saurel, 46 sont des signalements d’abus physiques, 21 d’abus sexuels, 40 de mauvais traitements psychologiques, 29 de troubles de comportements sérieux, 87 de négligence et 41 dossiers pour des risques de négligence.

Pour Mme Audette, même si les signalements sont moindres que l’année dernière, la situation demeure préoccupante. « Notre constat est simple : familles, parents et enfants sont dans le besoin. Ultimement, tout n’est pas noir. Malgré la pandémie, les intervenants ont continué leur bon travail », indique-t-elle.

« Le bilan de cette année nous rappelle qu’il faut plus que jamais travailler en amont avec tous les organismes qui interviennent de près ou de loin auprès des jeunes pour leur permettre de développer tout leur potentiel », précise-t-elle.

Collaborer pour la sécurité des enfants

Pour Marie-Josée Audette, la pandémie a démontré l’importance de la collaboration entre la DPJ, le Centre local de services communautaires (CLSC), les organismes communautaires et le Centre de services scolaire pour le bien-être et la sécurité des enfants.

« La diminution des signalements lorsque les jeunes n’allaient pas à l’école ou au service de garde en raison de la COVID-19 démontre l’importance de tous ces acteurs. Et ce rôle a été encore plus visible lors du retour en classe où le nombre de signalements a rapidement augmenté. Les intervenants des milieux scolaires et des CLSC sont d’importants alliés sur le terrain », dénote la directrice.

Bien que la collaboration entre les différents acteurs soit primordiale pour la sécurité des enfants, Mme Audette rapporte que la pénurie d’intervenants cause actuellement beaucoup de maux dans le système de la DPJ.

« C’est un énorme défi auquel on doit s’attaquer, affirme-t-elle. Dans les derniers mois, on avait une longue liste d’attente qui frôlait les 800 enfants. Aujourd’hui, ce sont 338 enfants, dans la province, qui sont en attente d’une évaluation. C’est très préoccupant. »

« Dans les prochains mois, nous tenterons de régler ce problème de pénurie et nous viserons à ce qu’on puisse tous ensemble travailler pour le même but qui est d’aider et de sécuriser nos enfants », conclut Marie-Josée Audette.

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