15 juin 2015
Léger recul de Sorel-Tracy parmi les villes où il fait bon vivre
Par: Louise Grégoire-Racicot
Sorel-Tracy est au 102e rang du palmarès Money Sense. | TC Média - Louise Grégoire-Racicot

Sorel-Tracy est au 102e rang du palmarès Money Sense. | TC Média - Louise Grégoire-Racicot

À en croire le palmarès des villes canadiennes publié annuellement par le magazine torontois Money Sense, il vaut mieux vivre à Boucherville qu’à Sorel-Tracy. Mais cette dernière est préférable à Drummondville, Trois-Rivières ou Granby.

Ceux qui aiment les palmarès se demanderont bien ce qui a tant changé à Sorel-Tracy pour qu’elle se trouve cette année au 102e rang des 209 villes canadiennes évaluées pour la qualité de vie qu’elles offrent à leurs résidents. Elle était 94e en 2014.

Comme toujours, son classement est avantagé à la fois par le faible coût des maisons et la température qu’il y fait. Désavantagé par les revenus plus modestes de ses habitants, le nombre de médecins per capita et peut-être aussi par les avancées des autres villes qui progressent.

Rappelons que pour classer les villes canadiennes de plus de 10 000 habitants, le magazine analyse les données accessibles portant sur le climat, la prospérité, l’accès aux soins de santé, le taux de criminalité et le style de vie.

Quant à la place de Sorel-Tracy, elle a toujours changé au fil des ans. Et cette 102e place est loin d’être la pire qu’elle ait connue. En 2009, elle était au 143e rang.

Le maire réagit

Appelé à commenter ce palmarès, le maire Serge Péloquin a un bémol: Money Sense estime la population de Sorel-Tracy à 49 170. « Ce qui est plutôt celle de la MRC de Pierre-De Saurel. Cet environnement comporte deux municipalités dévitalisées et d’autres plus petites, ce qui change la donne dans certains cas. »

La Ville est tout de même dans la bonne moyenne, poursuit-il, au milieu du classement, devant des villes considérées importantes au Québec dont Rivière-du-Loup (116e), Trois-Rivières (115e), Granby (133e), Victoriaville (156e) et Drummondville (192e).

Même chose quand on considère strictement les 39 villes québécoises classées. Elle est au 20e rang. Boucherville est la meilleure, Salaberry-de-Valleyfield la pire.

Même s’il voudrait bien grimper dans l’échelle de ce palmarès, vers la meilleure qualité de vie possible, il dit qu’il faut d’abord paramétrer les actions qui doivent guider la ville en ce sens.

« Ce qui stimule encore plus les gens à l’interne, c’est de fréquenter les unions municipales, d’échanger avec les gens, de voir comment eux-mêmes résolvent les problèmes auxquels ils sont confrontés. »

Le contexte est le même pour tous. Ces échanges ne peuvent que mener à des améliorations, estime M. Péloquin. Ce à quoi il encourage ses gens.

« Il faut aussi analyser et mettre en valeur nos projets réussis. Les faire connaitre aux citoyens, mais aussi au niveau national. Ce n’était pas dans notre culture de le faire, J’essaie de l’implanter! »

Regard de jovialiste

Une journaliste de TC à La Seigneurie, Annick Oligny, a parlé de ce palmarès avec le jovialiste québécois Jean-Marc Chaput. Pour lui, palmarès et bonheur ne riment pas nécessairement.

« Je connais des gens qui vivent dans des villes en bas du palmarès et qui sont remplis de sérénité. Le bonheur, c’est très subjectif. C’est d’apprécier les moments et de les conscientiser. Chaque être humain à un ADN et un bonheur différent », a-t-il dit.

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