15 juillet 2016
L’Écomonde n’ouvrira pas ses portes pour le 375e de Sorel
Par: Louise Grégoire-Racicot
L’Écomonde du lac St-Pierre, vu des airs. | Photo: - gracieuseté

L’Écomonde du lac St-Pierre, vu des airs. | Photo: - gracieuseté

L’Écomonde du lac Saint-Pierre n’inaugurera vraisemblablement pas ses activités en 2017, comme on l’avait d’abord laissé entendre.

Son conseil d’administration est toujours à définir le concept central du projet, a confirmé sa vice-présidente, Nathalie LeMay. « On vise toujours 2017, mais pas à n’importe quel prix », affirme-t-elle.

Question de stratégie

Voilà une nouvelle qu’a confirmée le maire de la Ville de Sorel-Tracy, Serge Péloquin qui reconnaît que le report à 2018 peut aussi être stratégique, comme le dit aussi Mme LeMay.

« Il y aura en effet beaucoup d’activités en juin, juillet et août 2017 qui entoureront les Fêtes du 375e. La décision appartient au Regroupement indépendant pour la relance économique de la région de Sorel-Tracy (RIRÉRST) qui est le maître d’œuvre de ce projet. »

Ce report est à la fois stratégique et responsable, affirme Mme LeMay. Déjà le groupe a reçu, le 15 juin dernier, les concepts déposés par trois firmes qui ont répondu à son appel d’offres. Sans arrêter son choix sur l’un d’eux, le groupe a tout de même déterminé avec quelle firme il travaillera à définir son produit final. Il en annoncera vraisemblablement le nom, après la signature du contrat qui les liera, dans les prochains jours.

« Nous devons absolument tenir compte, dans notre choix, des coûts du projet, du budget d’opération dont nous disposons et de l’attraction qu’il exercera sur les visiteurs. »

Cet appel d’offres de même que la rencontre d’idéation tenue avec une centaine de personnes du milieu en mai dernier ont nourri sa réflexion. « Elles nous font évoluer. Nous mettrons une somme importante en jeu dans ce projet et devons laisser décanter, analyser ce qui se présente à nous. Il faut savoir partir d’une proposition pour l’amener plus loin. Qu’elle soit remarquable et attrayante. »

Ce pour quoi elle s’affaire à visiter divers endroits du Québec qui ont su définir l’attraction touristique à se donner: la Biosphère, le planétarium, les villes d’Alma, Baie-Comeau, Shawinigan. « Histoire de comprendre leur approche et de doter Sorel-Tracy d’un produit à la fois rentable, différent et gagnant pour la région et pour les commanditaires qui s’y associeront », explique Mme LeMay. Le projet sera présenté à l’automne, croit-elle.

Entre-temps, dit-elle, le quai #2 sera complété pour les Fêtes du 375e.

Le c.a. a déjà éliminé des projets dont les coûts d’exploitation étaient irréalistes, explique-t-elle sans les nommer. Mais cela n’empêchera pas, assure-t-elle, que le projet n’en soit pas un éclaté.

C’est ce qu’a toujours souhaité le maire Serge Péloquin d’ailleurs: un projet «WOW » comme il dit.

Hôtel et restauration au privé

Le RIRÉRST qui chapeaute ce projet n’a pas le mandat de s’occuper de l’hébergement et de la restauration qui entourent ce projet, spécifie M. Péloquin.

Ce sont des éléments non subventionnables dont d’autres partenaires du secteur privé s’occupent, spécifie-t-il.

Une chose est certaine, il y aura de la restauration sur le site de l’héliport, a-t-il reconnu. C’est Pascalin Charbonneau, le fils de la chanteuse Ginette Reno, qui mène ce dossier.

« Il travaille actuellement à définir son concept. Quant à la Ville, elle lui louera le bâtiment, un bail qui apportera des revenus à la Ville », rappelle M. Péloquin.

Pour ce qui est de l’hôtel qui devrait être érigé au centre-ville, M. Péloquin spécifie qu’il a en tête un projet spécifique et « flyé » d’un édifice de 25 étages qui permettrait une vue imprenable sur le fleuve puisque chaque étage ne comporterait que quatre chambres desservies par deux ascenseurs.

« Déjà les services d’urbanisme et d’incendie ont été consultés pour s’assurer que ce concept est acceptable à leurs yeux. Nous travaillons avec des promoteurs à sa réalisation. On parle aussi bien avec des gens d’ici, dont l’Hôtel de la rive, qu’avec des gens de l’extérieur et cherchons à réunir des partenaires qui réaliseront ce truc attractif et différent: une flèche qui serait plus haute que les Élévateurs à grain! ».

Rappelons que le coût total du projet est estimé à 19,7 M$.

RIRÉRST dispose d’un montant de 4,2 M$ pour concevoir ce produit dont 2,9 M$ proviennent de Tourisme Québec et 1,3 M$, qui seront amassés en dons et commandites au cours des prochains mois, quand le concept du projet sera clairement défini.

L’aménagement du quai permettra de prolonger l’espace public riverain et de lier le parc Regard-sur-le-Fleuve au centre-ville.

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