1 avril 2020
« Le télétravail a quand même ses limites » – Serge Péloquin
Par: Sébastien Lacroix
Le maire de Sorel-Tracy Serge Péloquin.
Photo capture d’écran

Le maire de Sorel-Tracy Serge Péloquin. Photo capture d’écran

Le maire Serge Péloquin a fait une mise au point à la suite de la sortie du Syndicat des fonctionnaires municipaux (cols blancs) qui dénonce le refus de la Ville de Sorel-Tracy de collaborer à la mise en place du télétravail pour quelques-uns des 90 travailleurs qui ont été mis à pied temporairement, la semaine dernière.

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Il assure que le directeur général et le directeur des ressources humaines ont regardé chacun des postes un à un avant de prendre la décision de renvoyer la personne à la maison, le temps que la situation extraordinaire que nous vivons revienne à la normale.

Pour certains, il était impossible de continuer d’exécuter ses fonctions étant donné qu’ils devaient se rendre sur place. Pour les autres, une évaluation plus poussée s’est faite avant d’en arriver à la décision.

« Le télétravail a quand même ses limites. Il y en a qui doivent recevoir des gens et ils ne peuvent pas le faire actuellement. Il y a aussi des organisateurs de fêtes dans les parcs, par exemple, qui ne peuvent pas travailler sur des projets qui ne vont pas se réaliser. Même chose pour des expositions ou des événements dont nous ne savons pas s’ils auront lieu », précise le maire de Sorel-Tracy.

La mesure touche les employés municipaux qui gravitent autour de la culture, des loisirs et des sports. Des services qui ne sont pas considérés comme étant essentiels. Il assure toutefois que tout le monde sera rappelé « au moment opportun ».

« Dès que nous aurons le feu vert, continue le maire de Sorel-Tracy. Ça dépendra du premier ministre Legault. C’est lui le chef d’orchestre actuellement. Tant qu’il nous dira de garder les bâtiments municipaux fermés, nous n’aurons pas le choix. Nous sommes en contact avec eux [les employés municipaux]. Ils le savent que dès que la situation sera rentrée dans l’ordre, ils vont retrouver leur travail. »

Pour ce qui est que de transférer le « fardeau financier au gouvernement », comme a lancé le président de la Fédération indépendante des syndicats autonomes (FISA), Réal Pleau, le maire assure que la Ville a fait les choses correctement.

« Tout le monde peut avoir une opinion là-dessus, admet Serge Péloquin. Toutes les Villes ont fait cet exercice. Il y a les grandes villes, comme Montréal, qui ont des planchers d’emplois, mais c’est dans leur convention collective. Nous avons respecté les règles. »

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