19 septembre 2016
Le souhait de Pascal Gagnon enfin réalisé après quatre tentatives
Par: Sarah-Eve Charland
Pascal Gagnon | TC Média - Sarah-Eve Charland

Pascal Gagnon | TC Média - Sarah-Eve Charland

La quatrième fois aura été la bonne pour Pascal Gagnon. L’homme de 39 ans attendait avec impatience un nouveau foie depuis décembre 2015 quelques années après avoir reçu un diagnostic d’une maladie l’ayant gravement affecté.

Le photographe pigiste du journal Les 2 Rives se remet de sa greffe, depuis quelques semaines. Sorti il y a plus d’un mois de l’hôpital, il a accepté de partager son histoire avec notre journaliste afin de sensibiliser les gens à l’importance du don d’organe.

Habitué des hôpitaux, il a reçu un diagnostic de la maladie de Crohn, une affection chronique caractérisée par la présence d’une inflammation des voies gastro-intestinales (intestins), il y a plusieurs années. Plus tard, lors d’un nouvel examen, les médecins ont constaté des anomalies dans son foie.

On l’a envoyé à l’hôpital Saint-Luc à Montréal où on a diagnostiqué une cholangite sclérosante primitive. Cette maladie provoque l’inflammation des vaisseaux où la bile circule causant des démangeaisons et une grande fatigue comme effets secondaires.

Après plusieurs infections, ses médecins lui ont installé un drain biliaire, pendant près d’un an, avant de lui annoncer qu’il devra subir une greffe. Le processus s’est enclenché à l’automne 2015.

Une étape stressante

M. Gagnon a reçu un premier appel, mais avant même qu’il se rende à l’hôpital, le médecin lui signifiait que le foie était trop gros. Par la suite, le Sorelois a été convoqué à l’hôpital à deux reprises, en espérant que le foie était bon. Les deux fois, il est revenu bredouille à la maison.

« Lors du premier appel, je pensais que j’étais prêt, mais ce n’était pas le cas. Avant cet appel, ce n’était pas concret. J’étais hyper stressé et nerveux. »

On l’a ensuite rappelé pour une quatrième reprise le 8 août. Cette fois-ci, le foie était bon. « Depuis le début, je voyais ça comme une simple opération. Quand je suis ressorti de l’hôpital, en ressentant le soleil et le vent sur moi, je me suis rendu compte que la greffe m’a sauvé la vie. »

Il fait partie de la centaine de personnes qui ont reçu ou recevront une greffe du foie en 2016, selon Transplant Québec. « C’est important de signer sa carte. Une personne peut sauver plusieurs vies ou améliorer la qualité de vie d’autres personnes. »

Partager son histoire

« C’est important pour moi de remercier tous ceux qui m’ont aidé à traverser cette épreuve, que ce soit ma famille, mes amis ou même des connaissances sur les réseaux sociaux », ajoute-t-il.

M. Gagnon a raconté les différentes étapes de son processus au cours des derniers mois sur les réseaux sociaux.

« Je partageais mon histoire pour m’aider à dédramatiser. Ça m’aidait à m’imprégner de tout ça. J’ai reçu plein de beaux messages d’encouragement. Ça m’a aidé à traverser tout ça. »

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