28 mai 2019
Kickboxing et karaté
Le Sorelois Hugo Beauchemin sacré triple champion canadien
Par: Jean-Philippe Morin

Hugo Beauchemin a gagné tous ses combats en kickboxing et en karaté depuis son retour à la compétition. Photo gracieuseté

Hugo Beauchemin est comme le bon vin. À 38 ans, le combattant sorelois ne montre aucun signe de ralentissement, lui qui a été sacré champion canadien en kickboxing dans deux catégories (18-34 ans et 35-42 ans) ainsi qu’en karaté « point fight » à l’occasion des championnats canadiens de karaté qui se sont tenus du 17 au 19 mai, à Gatineau.

« Ça s’est très bien passé. J’ai disputé 16 combats en tout dans la fin de semaine et je les ai tous gagnés. J’étais prêt », commente-t-il.

Il a d’abord raflé deux médailles d’or en kickboxing grâce à des victoires dans les catégories 18-34 ans et 35-42 ans. Dans cette discipline, la force physique est importante puisque le combattant doit remporter le combat aux poings et aux pieds avec un minimum de coups portés avec le pied par round.

Puis Hugo Beauchemin a remporté sa troisième médaille d’or en karaté « point fight ». Cette discipline récompense le combattant le plus rapide, c’est-à-dire celui qui touche son adversaire plus rapidement. Lorsqu’un coup est porté et touche la cible, le combat arrête et repart ensuite.

Deux ans sans combat

L’exploit est d’autant plus impressionnant puisque Hugo Beauchemin n’était pas monté dans un ring depuis deux ans en raison de blessures à l’œil et au dos.

Le 11 mai dernier, il a disputé son premier combat professionnel de kickboxing, au Nouveau-Brunswick. Il a vaincu Jeremy Henry, de Halifax, avec un retentissant KO à la 45e seconde du premier round.

« C’était un gars expérimenté qui avait déjà 13 combats professionnels à son actif en arts martiaux mixtes. C’était un bon défi pour moi. Je me suis entraîné fort et ça s’est passé comme je voulais », se réjouit le Sorelois.

Un seul objectif en tête

Pour cumuler tous ces succès au cours des dernières semaines, Hugo Beauchemin s’est entraîné une dizaine d’heures par semaine à Drummondville avec Team Bergeron pour le kickboxing et à l’école Universel Tae Kwon Do Kixx, avec Pierre Scanzano, pour le karaté à Saint-Hubert. Il passe aussi une dizaine d’heures par semaine à s’entraîner en gymnase pour de la musculation ou pour son cardio.

Tout cela avec un but bien précis : participer au tournoi Glory Kickboxing, la plus grosse compétition de kickboxing au monde.

« Ça prend une dizaine de combats professionnels pour participer à ce tournoi-là. À 38 ans, je sais que je ne peux pas me permettre de combattre deux fois par année et attendre de participer à Glory dans cinq ans. C’est pour ça que j’ouvre la machine et que je participe au plus grand nombre de combats possible », explique le pugiliste.

« On se fixe des buts dans la vie, il faut avoir des rêves. S’ils ne nous font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez gros », ajoute-t-il.

Son prochain combat aura lieu le 15 juin, à Montréal. « Il y a aussi des opportunités pour que je me batte en Europe ou aux États-Unis cet été », révèle-t-il.

Ensuite, il participera à un combat au sein de la Professional Kickboxing League (PKL) en septembre, puis au Championnat du monde de karaté WKC, à Buffalo, en novembre.

Quant aux arts martiaux mixtes, ils ne font plus partie de ses plans, même s’il s’agissait d’« une belle expérience » lorsqu’il a fait le saut avec l’organisation TKO MMA en 2016. Avant d’être vaincu à son unique combat en arts chez les professionnels en martiaux mixtes, il avait récolté, en 2016 seulement, 11 victoires en autant de combats en kickboxing chez les amateurs, dont 7 par KO.

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