16 novembre 2018
Football universitaire
Le Sorelois Anthony Vandal sacré recrue offensive de l’année
Par: Jean-Philippe Morin
Anthony Vandal a eu un impact immédiat dès son arrivée avec le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke. (Photo : Yves Longpré/Vert & Or de l'UdeS)

Anthony Vandal a eu un impact immédiat dès son arrivée avec le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke. (Photo : Yves Longpré/Vert & Or de l'UdeS)

Il est rare au football de gagner un trophée et d’être reconnu lorsqu’on est un joueur de ligne offensive. C’est pourtant ce qui est arrivé le 9 novembre au Sorelois Anthony Vandal, qui a été sacré recrue offensive de l’année du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) pour son année exceptionnelle avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

« C’est très flatteur de recevoir ce prix, réagit le jeune homme de 20 ans, en entrevue. Surtout que c’est assez rare pour un joueur de ligne. Je prends le crédit, mais je le donne aussi à mes coéquipiers sur ma ligne. On est cinq gars qui font le même travail en même temps. C’est une récompense de tous mes efforts. »

Le sympathique colosse de 6’5 » et 290 livres a impressionné non seulement ses entraîneurs, mais aussi ses coéquipiers à sa première année complète avec l’équipe sherbrookoise. Non seulement il a disputé tous les matchs de la saison, mais il a aussi eu un impact direct sur le jeu. Selon lui, son arrivée avec l’équipe à l’hiver plutôt qu’à l’été l’a avantagé sur d’autres recrues.

« Je me suis entraîné tout l’hiver à cette position. C’était un gros avantage. J’ai pu affronter des gars de calibre universitaire. Quand l’automne est arrivé, j’étais prêt techniquement », pense-t-il.

L’entraîneur des joueurs de ligne du Vert & Or, Rémi Giguère, a eu de bons mots au sujet d’Anthony Vandal au journal La Tribune de Sherbrooke, lors de la remise des prix du RSEQ.

« L’énergie d’Anthony est contagieuse. Il amène ses coéquipiers à en faire plus chaque jour et il est apprécié de tous. Ce jeune homme a déjà un statut de leader au sein de notre organisation. Anthony est un excellent joueur, mais avant tout une excellente personne. Nous sommes très fiers de lui et très heureux de compter sur son apport au sein de notre groupe d’athlètes », a-t-il dit.

Pourtant, Anthony Vandal ne joue au football que depuis quatre ans. Sa progression a été exponentielle d’année en année.

« J’ai commencé le football en secondaire cinq par pur hasard, quand j’ai croisé le coach à Trois-Rivières qui m’a demandé si ça me tentait. À ce moment, ça n’allait pas super bien au hockey, alors j’ai décidé de me lancer avec le Séminaire Saint-Joseph. C’est la meilleure décision que j’ai prise dans ma vie », souligne celui qui a ensuite eu un parcours collégial rempli de succès avec les Faucons du Cégep Lévis-Lauzon.

Position ingrate

Sa position sur la ligne offensive est bloqueur à droite. Son rôle comporte plusieurs volets, explique-t-il. « Je suis responsable de protéger le quart-arrière dans son champ de vision. Au football universitaire avec seulement trois essais, le jeu de passe est très important, il faut donc s’assurer que le quart-arrière voie bien ses options et aie du temps pour décocher ses passes. À Sherbrooke, on a un excellent porteur de ballon, il faut donc lui créer des corridors de course », élabore-t-il.

À chaque jeu, le joueur de ligne offensive sait qu’il fera partie d’un jeu de contact. Il sait aussi qu’il ne touchera jamais au ballon. « C’est une tâche ingrate, mais j’adore cette position de joueur dans l’ombre. La gratitude, on la prend quand nos coéquipiers, comme le quart-arrière et le porteur de ballon, ont de bonnes statistiques. Dans ce temps, on sait qu’on a fait du bon travail », philosophe-t-il.

L’avenir

L’étudiant en administration des affaires ne s’en cache pas : son objectif ultime est d’évoluer un jour chez les professionnels.

« Il me reste quatre ans à jouer au niveau universitaire, mais c’est clair que je veux évoluer chez les pros plus tard. Mon but est d’aller au pré-combine dans trois ans et ensuite le combine de la Ligue canadienne de football pour montrer ce que je peux faire », conclut-il.

Anthony Vandal a eu un impact immédiat dès son arrivée avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke. (Photo : Yves Longpré/Vert & Or de l’UdeS)

image