20 janvier 2021
Polypus football
Le recrutement collégial en pandémie : un exercice particulier
Par: Alexandre Brouillard

L’entraîneur-chef des Polypus, Harold Turbide, est très heureux que sept joueurs juvéniles sur 11 se soient entendus avec une formation collégiale. Photo Mario Joly

L’inaction des footballeurs juvéniles depuis quelques mois, qui découle de circonstances hors de l’ordinaire engendrées par la pandémie, complique la tâche des recruteurs collégiaux. Malgré tout, la présente période de recrutement sur le web se déroule bien, selon les dires de l’entraîneur-chef de l’équipe de football des Polypus de Sorel-Tracy, Harold Turbide.

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La dernière fois que les Polypus juvéniles de l’École secondaire Fernand-Lefebvre ont foulé un terrain, c’était lors du duel les opposant au Drakkar de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme le 9 octobre dernier. Les hommes d’Harold Turbide avaient signé une victoire de 18-8 dans un match physique. Ils présentaient alors une fiche de deux victoires et aucune défaite.

Depuis cette victoire, aucun joueur n’a pratiqué son sport de prédilection. C’est donc dire que cette saison écourtée crée bien des maux de tête aux recruteurs collégiaux qui doivent innover afin de bien identifier les joueurs qu’ils désirent intégrer à leur formation. « Les recruteurs vivent une réalité différente. Ils n’ont pas vu les gars jouer beaucoup, ce qui fait qu’ils n’ont pas beaucoup de matériel à analyser. Les organisations doivent donc entrer en contact avec moi et nous parlons de chacun des finissants. Par la suite, ils discutent virtuellement avec certains joueurs. Quelques-uns des joueurs ont même eu droit à des visites virtuelles des installations de certains cégeps », explique Harold Turbide.

Même si les Polypus juvéniles n’ont disputé que deux matchs l’automne dernier, l’entraîneur-chef affirme que les recruteurs peuvent miser sur du contenu vidéo afin de bien évaluer chaque joueur. « Nous avons partagé plusieurs séquences vidéos qui permettent aux recruteurs de bien choisir les joueurs qu’ils veulent voir dans leur équipe l’année prochaine. Sans oublier que la parole des entraîneurs pèse dans la balance », précise M. Turbide.

Pour l’entraîneur-chef, il ne fait aucun doute que la pandémie a eu des impacts négatifs sur le développement des joueurs juvéniles. « Pour les finissants, c’est comme l’aboutissement de leurs années au secondaire. Toutefois, le vrai impact, c’est que depuis le mois de mars 2020, les gars n’ont pas été capables de s’entraîner. Mis à part quelques séances d’entraînement l’été dernier, les joueurs n’ont pas pu être 100 % prêts physiquement pour leurs tests », explique l’entraîneur-chef.

Une équipe bourrée de talent

Avant que la pandémie vienne chambouler les plans de la formation soreloise, Harold Turbide avait bon espoir que son équipe juvénile termine au premier rang à la fin de la saison régulière, ce qui lui aurait permis d’accueillir la finale régionale sur le terrain de l’École secondaire Fernand-Lefebvre.

Malgré l’annulation de la saison, preuve que l’édition 2020 était bourrée de talent, pas moins de sept finissants sur 11 se sont entendus avec un cégep pour la prochaine saison. « Je m’attends à ce qu’un dernier joueur choisisse une équipe collégiale tandis que les autres ne joueront plus au football », précise M. Turbide.

Actuellement, l’entraîneur-chef et ses comparses tentent par tous les moyens de trouver une solution pour entraîner les footballeurs. « On est en train de développer un programme d’entraînement sur la plateforme TEAMS que les gars pourront suivre le matin avec un préparateur physique », conclut Harold Turbide.

 

Les Polypus juvéniles et leur future équipe collégiale

Benjamin Chartrand : Lauréats Cégep de Saint-Hyacinthe

Guillaume Clavel : Faucons Cégep Lévis-Lauzon

Raphaël Cournoyer : Voltigeurs Cégep de Drummondville

Jérémy Pelletier : Voltigeurs Cégep de Drummondville

Zachary Salois : Voltigeurs Cégep de Dummondville

Nathan Gamelin : Lynx Cégep Édouard-Montpetit

Yann Gaudet : Noir et Or Cégep de Valleyfield

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