3 octobre 2016
Le rapport d’autopsie ne permet pas d’identifier la cause du décès
Par: Jean-Philippe Morin

Plus de 72 heures après la mort d’Annie Lavallée, 40 ans, à son logement de l’avenue Hôtel-Dieu, les policiers ne peuvent toujours pas émettre d’hypothèses sur les circonstances de ce drame.

Le rapport d’autopsie de la victime, déposé lundi, « ne permet pas de déterminer à 100% les causes exactes du décès », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, Ingrid Asselin. « Ce décès demeure toujours suspect », ajoute-t-elle.

Toutefois, le rapport confirme qu’il n’y a pas eu l’intervention d’une tierce personne. « On ne peut tout de même pas écarter aucune hypothèse à ce stade de l’enquête, même pas l’homicide », spécifie la sergente Asselin.

En attente d’analyses toxicologiques

Au cours des prochains jours, les policiers recevront les résultats des analyses toxicologiques de la victime, ce qui pourrait faire évoluer le dossier.

« On en saura plus au cours des prochains jours, après avoir reçu ces résultats », souligne laconiquement la porte-parole de la SQ.

Les policiers ont rencontré plusieurs témoins, mais ils n’ont procédé à aucune arrestation.

Rappel des faits

Annie Lavallée, une mère de famille, a été retrouvée sans vie le samedi 1er octobre vers 7h, dans son appartement. Du sang se retrouvait sur la scène et la victime portait plusieurs marques de violence.

Des enquêteurs ont rencontré plusieurs témoins pour tenter de faire la lumière sur cette mort suspecte, notamment un témoin important de l’affaire. Vers 18h la même journée, les policiers avaient obtenu le mandat pour perquisitionner l’appartement de la victime et les techniciens en scènes de crime étaient sur place.

Vers minuit, dans la nuit de vendredi à samedi, des cris auraient été entendus par des voisins, qui demeurent à proximité de l’appartement. Plusieurs résidents du voisinage ont affirmé à TC Media qu’ils avaient entendu des cris et du bruit, mais que ce n’était pas la première que ça se produisait.

« Ça arrive très souvent que nous entendions des cris dans cet appartement-là, a ajouté une voisine. On les entendait toujours s’engueuler! »

Interrogé par le journal, un homme demeurant tout près a aussi affirmé avoir entendu des bruits vers minuit, « assez fort pour que je me lève et que je regarde par la fenêtre ».

De plus, au moins trois voisins ont mentionné que le conjoint de la victime avait déjà eu plusieurs altercations avec un résident du voisinage.

Avec la collaboration de Vanessa Picotte.

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