19 avril 2018
Le projet d’école alternative en plein développement
Par: Sarah-Eve Charland

Le projet d'école alternative lancé par Isaac Dandonneault fait son chemin à la Commission scolaire de Sorel-Tracy. (Photo : Archives)

Le comité pour l’implantation d’une école alternative à Sorel-Tracy développe activement le projet depuis qu’il a repris naissance en janvier grâce à l’intervention d’un enfant de 9 ans. Une étude de marché et le document de référence sont en écriture afin d’être remis auprès des commissaires cet automne.

Le comité fondateur a déposé un avant-projet à la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy afin de présenter ses grandes lignes et ses orientations.

« Nous avons eu de très bons commentaires de la part des commissaires qui nous ont donné leur appui en mandatant deux ressources pour nous accompagner dans le processus », souligne la membre du comité fondateur qui s’occupe de faire le lien avec la CS, Valérie-Anne Fontaine.

Le Réseau des Écoles Publiques Alternatives du Québec (RÉPAQ) a aussi assigné une ressource, Michl Nicholson, qui est également un directeur d’école alternative. Le comité fondateur est formé de 12 membres, appuyés par une trentaine d’autres membres.

Le comité rédige actuellement le document principal, communément appelé référentiel, qui sera déposé cet automne.

« Nous voulons remettre un projet qui reflète les besoins de la communauté et les réalités du milieu », ajoute Mme Fontaine.

Une étude de marché est en cours de réalisation depuis plus d’un mois. Un sondage sera aussi mis en ligne d’ici la fin avril afin de dresser un portrait réel de l’intérêt et de l’ouverture de la population en plus de récolter des données régionales.

« Cette démarche nous permettra d’optimiser nos chances de réussite en offrant un projet d’école alternative réfléchi et professionnel afin de contribuer à faire rayonner le volet éducatif de notre collectivité» , croit-elle.

Pour le moment, elle ne veut pas s’avancer sur un échéancier puisque plusieurs points demeurent en discussion avec la CS.

Le projet d’une école alternative avait été lancé il y a quelques années dans la région, mais il n’avait jamais vu le jour en raison des restrictions budgétaires imposées à la CS.

La lettre d’un jeune de 9 ans, Isaac Dandonneault, a fait revivre le projet en janvier 2018. L’élève de 3e année à l’école Saint-Jean-Bosco avait avoué ne pas aimer devoir rester assis sans bouger et sans parler pendant de nombreuses heures. Il aimerait accéder à une classe dans une école alternative qui privilégie une approche centrée sur le rythme d’apprentissage de l’élève et sur la réalisation de projets.

« La CS démontre une ouverture à les écouter et à les accompagner, mais ça demeure encore un projet embryonnaire», mentionne la directrice des communications de la CS, Geneviève Handfield.

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