28 novembre 2017
Un an après sa fermeture
Le plan de sauvetage du TCM n’a pas abouti
Par: Julie Lambert

Un an après sa fermeture, le TCM n’a toujours pas trouvé preneur. (Photo: Archives/Pascal Cournoyer)

La fermeture du Théâtre du Chenal-du-Moine (TCM) avait créé une onde de choc dans la région en novembre 2016. Un an plus tard, la mobilisation est pratiquement éteinte, faute de trouver des investisseurs pour sauver la salle de spectacle.

Les propriétaires Vincent et Mathieu Bergeron n’ont toujours pas trouvé preneur pour le bâtiment de 800 places à vocation culturelle, située à Sainte-Anne-de-Sorel.

Sans vouloir commenter le dossier, Mathieu Bergeron a confirmé que le dossier est toujours au même point. « Toujours à vendre, mais rien de neuf à dire », a-t-il mentionné.

Le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy (CCIST), Sylvain Dupuis, croit que tous les efforts nécessaires ont été réalisés dans les derniers mois pour trouver des investisseurs.

« Ce n’est pas un dossier simple. On a fait plusieurs approches avec les industries et les municipalités. Si les gens ont levé la main, ils ne l’ont pas levée assez haut. L’éponge n’est pas jetée, mais on a pas mal fait le tour des solutions. Toutes les avenues ont été envisagées pour tenter de le relancer, mais il faut de l’argent neuf », explique-t-il.

 

Un rôle à jouer

M. Dupuis déplore que personne n’ait repris la balle au bond. Son organisme, selon lui, ne pouvait pas faire plus que ce qu’il a tenté sans dépasser son rôle.

« Un moment donné, ça prend des moyens. On avait besoin d’un gros investisseur. Les gens étaient prêts à collaborer, mais pas à prendre le lead à 100%. On a fait le tour des possibilités. Les propriétaires ont été très collaborateurs et ils ont fourni les chiffres. C’est un produit rentable, mais il fallait des gens qui ont les reins assez solides pour faire face au creux quand la salle n’est pas remplie », mentionne M. Dupuis.

Le maire de Sainte-Anne-de-Sorel, Michel Péloquin, confirme que rien n’a fait évoluer le dossier depuis plusieurs mois.

« La municipalité s’est impliquée pour susciter de l’intérêt, mais ce n’est pas notre rôle de gérer ce type d’établissement. C’est certain que c’est dommage, mais on ne peut pas faire plus si ce n’est pas une volonté régionale. Ce sera la fin du TCM si personne ne le reprend », termine-t-il.

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