10 septembre 2019
Le pickleball est en pleine expansion à Sorel-Tracy
Par: Sébastien Lacroix
L'inauguration des terrains de pickleball a été effectuée le 4 septembre en présence d'élus et de joueurs.
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Six terrains de pickleball sont disponibles pour la population à l'École secondaire Fernand-Lefebvre.
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

D’à peine cinq joueurs il y a quatre ans, le Club de pickleball de Sorel-Tracy compte maintenant 135 membres. Un sport en pleine expansion qui prend de plus en plus de place sur les terrains de tennis.

Au point où ce sont deux des quatre terrains de tennis de l’École secondaire Fernand-Lefebvre (ESFL) qui ont été transformés pour en faire six terrains de pickleball permanents. Le tout a été inauguré en grande pompe le 4 septembre.

Depuis le mois de juin, des filets avaient été installés, mais les lignes s’entremêlaient encore avec les anciennes délimitations du terrain de tennis. Ce qui pouvait devenir mélangeant pour les joueurs de pickleball. Des travaux de peinture réalisés à la fin août ont permis de bien délimiter les six petits terrains de 20 pieds de largeur par 44 pieds de longueur, ainsi que la zone d’action contrôlée (ZAC) près du filet.

La Ville de Sorel-Tracy a débloqué un budget de 8500 $ pour le projet. La sélection et l’installation des équipements ont été effectuées par les membres de Pickleball Sorel-Tracy avec l’aide d’une firme spécialisée pour la peinture des surfaces de jeu.

Des entreprises locales, telles que Danis Construction, Les Aciers Régifab et Équipement Sanitaire Prodec-Sorel ont gracieusement fourni des matériaux et des équipements. La direction de l’ESFL a également supporté le projet qui permettra d’offrir de nouvelles installations sportives aux étudiants.

Depuis l’ouverture des terrains, à la fin juin, Pickleball Sorel-Tracy a organisé trois plages horaires de jeu par semaine. Ce qui a attiré une trentaine de participants à chaque fois. Ce qui représente environ 2000 heure-personnes de pratique supervisée depuis leur mise en place.

Un véritable succès qui illustre bien la popularité croissante du pickleball dans la région. « C’est le sport de l’avenir, estime la présidente du club de Sorel-Tracy, Linda Joubert. Il y a beaucoup de joueurs de raquettes, autant de badminton que de tennis, qui transforment leur sport en pickleball. Parce que c’est moins dur pour les articulations, facile à apprendre et peu coûteux. Tu peux jouer à tous âges et mixer les hommes et les femmes. Parce que ça ne demande pas nécessairement de puissance. »

L’aménagement de ces six terrains permanents pourrait constituer une première phase de développement. À moyen terme, le Club de pickleball Sorel-Tracy espère la réalisation d’un autre projet pour rénover l’ensemble des terrains de l’École Fernand-Lefebvre. Celui-ci viserait à faire de cet endroit un centre intégré de sports de raquettes.

Il faut dire que le sport est déjà en forte progression dans le gymnase du Cégep de Sorel-Tracy, durant l’année scolaire, et que les joueurs de pickleball n’avaient pas de place pour jouer à l’extérieur jusqu’à cet été. « On a été au Bar 525 un moment donné, mais les gens ne venaient pas. On avait quatre terrains sur une ancienne patinoire, mais ça ne fonctionnait pas vraiment. Parce que c’est plus du Dek Hockey qu’il y a là. Comme c’est un resto-bar, tu ne peux pas vraiment amener d’enfants là. »

Déjà de la relève

En plus d’accommoder les baby-boomers, les élèves d’ESFL pourront y jouer. La configuration a d’ailleurs été pensée en fonction des besoins d’une classe d’éducation physique puisque 24 joueurs peuvent s’alterner sur les terrains de pickleball et 12 sur les courts de tennis.

La présence de terrains à proximité de l’école secondaire pour les 3, 4 et 5 devrait aussi permettre de répandre la pratique de la discipline chez les adolescents.

Plusieurs espoirs du Québec étaient en action lors du tournoi qui s’est tenu le 7 septembre au Cégep de Sorel-Tracy. Un total de 160 participants de 16 à 76 ans étaient sur place. Des joueurs et des joueuses qui venaient d’aussi loin que Québec, Sherbrooke, Gatineau, Laval, Repentigny, Trois-Rivières, Drummondville, et même de l’Ontario.

image