26 mai 2015
Le pédophile Simon Girard-Lévesque reconnu coupable
Par: Julie Lambert
Simon Girard-Lévesque de Saint-Robert a été reconnu coupable de 47 chefs d’accusation notamment de leurre, incitation à des contacts sexuels et d'agression sexuelle sur des jeunes filles mineures. | Photo : TC Média-Archives

Simon Girard-Lévesque de Saint-Robert a été reconnu coupable de 47 chefs d’accusation notamment de leurre, incitation à des contacts sexuels et d'agression sexuelle sur des jeunes filles mineures. | Photo : TC Média-Archives

L’homme de 27 ans originaire de Saint-Robert, Simon Girard-Lévesque, a été reconnu coupable de 47 chefs d’accusation au palais de justice de Joliette, le 22 mai, la plupart à caractère sexuel.

En tout, il faisait face à 52 chefs d’accusation et on comptait 14 victimes. Les gestes reprochés ont eu lieu sur une période de plus de deux ans, entre octobre 2010 et décembre 2012 à Rawdon, Mont-Tremblant, Lévis, Québec, Montmagny et Saint-Apollinaire.

Son procès s’est déroulé en décembre 2014 devant le juge Normand Bonin qui l’a finalement déclaré coupable de 47 chefs d’accusation dont leurre; incitation à des contacts sexuels; d’avoir induit, tenté d’induire une personne à se prostituer; de contacts sexuels; d’avoir accédé à de la pornographie juvénile, d’agression sexuelle; de production de pornographie juvénile et de séquestration.

Selon le jugement, l’accusé utilisait toujours la même méthode pour entrer en contact avec les victimes : par Internet, via les réseaux sociaux pour les solliciter pour des touchers ou des relations sexuelles.

L’accusé a reconnu lors de son procès qu’il visait surtout des adolescentes entre 13 et 15 ans. Son modus operandi était le même à chaque fois : il faisait une demande d’amitié à une adolescente par l’intermédiaire d’un réseau social électronique, en choisissait une par hasard et prétendait ouvrir un nouveau compte sur le réseau. En cas d’interrogation, elle pouvait communiquer avec lui.

Lorsqu’une jeune fille lui parlait par curiosité, il entamait une discussion banale jusqu’à tenir des propos sexuels. Il se présentait par la suite comme un jeune adulte qui a lancé un défi à un autre individu d’avoir une relation sexuelle complète avec la fille la plus jeune possible, et ce en contrepartie, d’une importante somme d’argent.

Selon ses aveux, M. Girard-Lévesque, en communiquant avec les victimes, voulait mesurer l’ampleur du phénomène de société comme quoi des enfants offrent une fellation pour cinq dollars.

La preuve de la Couronne a révélé que l’accusé utilisait de nombreux profils différents pour entrer en contact avec les victimes. L’accusé a également offert à une d’entre elles 1200$ pour obtenir une relation complète.

Dans sa décision d’une cinquantaine de pages, le juge Normand Bonin a souligné que les motivations de l’accusé et ses agissements sont contradictoires. « […] pour parvenir à ses fins, ce n’est pas avec les pédophiles qu’il communique, ce n’est pas les pédophiles qu’il piège, mais plutôt de jeunes adolescentes. Non seulement il leur tient des propos de nature sexuelle, mais il les incite à des relations sexuelles et se met littéralement à la recherche de la plus jeune possible. »

Le juge Bonin note dans son jugement que plusieurs aspects du témoignage de l’accusé « manquaient considérablement de crédibilité » et que plusieurs de ses explications ne tenaient pas la route.

Après le verdict de culpabilité prononcé le 22 mai, le juge Normand Bonin a ordonné la détention de l’accusé. Simon Girard-Lévesque reviendra en cour le 6 octobre prochain, pour les plaidoiries sur la sentence

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