19 mai 2015
Le nightlife revit peu à peu à Sorel-Tracy
Par: Sarah-Eve Charland
De nombreuses personnes s’étaient rassemblées à un party de fin de session à la salle JaniBer en 2011. | Remz photography

De nombreuses personnes s’étaient rassemblées à un party de fin de session à la salle JaniBer en 2011. | Remz photography

Le nightlife se ravive peu à peu au centre-ville de Sorel-Tracy alors que plusieurs commerces ont changé leur offre afin de répondre à la demande.

Les oiseaux de nuit semblent plus nombreux à choisir de sortir dans l’un des bars de la région plutôt que de se rendre à l’extérieur d’année en année. C’est le cas, notamment, au restaurant-bar le Cactus café.

Le commerce a effectué plusieurs rénovations cette année. Après une fermeture s’étalant sur plusieurs semaines, il a rouvert ses portes le 24 avril. Depuis la réouverture, le gérant Steven Lavaux enregistre une hausse de la clientèle.

« On avait constaté une demande du public il y a plusieurs années, mais la disposition du commerce ne nous le permettait pas. Durant les rénovations, on a misé sur la polyvalence », explique M. Lavaux.

Vers 23h30, le commerce retire les tables afin de libérer un espace pour la danse. « Les gens peuvent se dégourdir les jambes sans que ça nous enlève le bar. Ça permet une plus grande variété de l’offre dans la région », ajoute-t-il

Au restaurant Le Fougasse, le propriétaire, Jean-Philippe Boulet, a décidé de changer la vocation de son commerce pour répondre à la demande grandissante. En pleine démarche pour obtenir le permis de restaurant-bar, il compte diversifier son offre.

« Depuis environ deux ans, les clients restent après leur repas et se rendent au bar du restaurant. On monte le son de la musique. Il n’est pas rare de fermer le commerce vers 3h du matin. On veut perpétuer ce qu’on fait déjà avec nos clients », explique M. Boulet.

À la discothèque le Distingo, le propriétaire, Remy Salvail, n’a pas constaté de hausse de la clientèle au cours des dernières années, ni une baisse. « C’est plutôt stable. La période de l’année où il y a plus de monde, c’est l’été. Les jeunes reviennent dans la région après leur fin de session », mentionne-t-il.

Un environnement propice au nightlife

Selon la déléguée au développement commercial à la Société de développement économique de Sorel-Tracy, Julie Salvail, le centre-ville est idéal pour l’implantation du nightlife.

« Le zonage permet l’implantation de ce genre de commerce. Il n’y a pas de nuisance puisqu’il y a peu de résidences dans ce secteur », explique-t-elle.

L’effervescence s’est fait sentir lors de deux événements importants au centre-ville de Sorel-Tracy au cours de la dernière année, soit à la Fête nationale et au Party du réveillon, souligne-t-elle.

« On est en train de créer des traditions. Ça a amené des gens qui n’étaient plus habitués à sortir au centre-ville. Ils ont redécouvert cette offre. Le monde du nightlife est en mouvance. Les gens ne veulent plus juste danser. Ils veulent une offre diversifiée. Je crois que les hommes d’affaires de la région l’ont compris », conclut-elle.

Pour sa part, le directeur général de la Chambre de commerce de Sorel-Tracy, Marcel Robert, se souvient des « belles années » des discothèques, où l’achalandage était beaucoup plus important.

« Il y environ 15 ou 20 ans, ça groovait assez au centre-ville de Sorel-Tracy. Il y avait toujours trois ou quatre commerces de ce type. Ça a beaucoup diminué. C’est plutôt difficile à expliquer pourquoi. »

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