4 mai 2016
Le milieu se mobilise pour convaincre General Electric de demeurer à Sorel-Tracy
Par: Julie Lambert
Le milieu local continue de plaider sa cause auprès de la direction de GE afin que les 350 emplois relocalisés restent dans la région. | Photo: TC Média – Julie Lambert

Le milieu local continue de plaider sa cause auprès de la direction de GE afin que les 350 emplois relocalisés restent dans la région. | Photo: TC Média – Julie Lambert

Plusieurs politiciens et membres du secteur des affaires ont rencontré, le 3 mai, des représentants de General Electric (GE) Hydro Amérique du Nord (anciennement Alstom) afin de plaider en faveur du maintien des 350 employés dans la région.

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L’entreprise avait annoncé, le 20 avril dernier, à ses employés de bureau et ses représentants syndicaux, la fermeture éventuelle du centre administratif de Sorel-Tracy, situé sur le chemin Saint-Roch et la relocalisation des employés sur la Rive-Sud de Montréal d’ici 2017.

Inquiet des impacts dans la région de ce transfert, le milieu s’est uni afin de solliciter une rencontre avec l’entreprise. Lors de cette celle-ci, le directeur général GE Hydro pour l’Amérique du Nord, M. Patrick Baudin, des membres du milieu des affaires, le député de Richelieu, Sylvain Rochon, le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin et le député de Bécancour–Nicolet–Saurel, Louis Plamondon, ont discuté pour trouver des solutions.

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, explique que les deux parties ont pu échanger de façon cordiale sur l’avenir de l’entreprise à court et moyen terme. Comprenant les enjeux de l’entreprise, le maire croit toutefois que rien n’est encore perdu.

« Nous avons convenu de mettre très rapidement un comité de travail en place. On veut identifier des actions concrètes. Notre objectif est que la direction revienne sur sa décision. On va travailler ensemble sur les postes à relocaliser, mais peut-être aussi développer des avenues pour les projets de modernisation des équipements d’Hydro-Québec. Ce secteur est prometteur et nous avons une usine localement qui pourrait en bénéficier », souligne-t-il.

Le député de Bécancour–Nicolet–Saurel, Louis Plamondon, était aussi optimiste. Il est très heureux de l’ouverture ressentie et il garde également espoir de voir l’entreprise maintenir ces emplois dans la région.

« On est à un point tournant. Il va y avoir énormément de développement dans ce secteur. On a la compétence et les lieux physiques. La compagnie n’a toujours pas trouvé de local. Peut-être pourrons-nous arriver avec une proposition et peut-être va-t-elle la retenir. Rien n’est gagné, mais nous avons gagné du temps pour trouver des solutions », estime le bloquiste.

Le député de Richelieu, Sylvain Rochon, s’est montré quant à lui très heureux de l’unicité du milieu dans ce dossier. Selon lui, la rencontre a permis de mettre carte sur table afin que la compagnie voie les avantages de demeurer dans la région et qu’elle désire y rester.

« Nous sommes unis, d’une même voix, d’une même force. Les motifs mis de l’avant par l’entreprise pour la relocalisation ne m’ont pas convaincu. Je pense que la compagnie peut relever ses défis en restant ici. Ce ne sera pas facile, mais l’important est que nous continuons à parler d’une seule voie », conclut M. Rochon.

Le comité de travail, composé également du commissaire industriel Jacques Thivierge, de la directrice générale de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) Sylvie Pouliot, et de la directrice générale du Centre local de développement Josée Plamondon, ainsi que de représentants de GE, se rencontreront dans les prochaines semaines.

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