21 juin 2016
Le meilleur jockey en Amérique est… un Sorelois!
Par: Jean-Philippe Morin
Yannick Gingras est toujours heureux de revenir au Québec et à Sorel-Tracy. | Photo: gracieuseté

Yannick Gingras est toujours heureux de revenir au Québec et à Sorel-Tracy. | Photo: gracieuseté

Yannick Gingras, vous connaissez? Ce fils d’agriculteur qui résidait dans le rang Sud à Sorel-Tracy jusqu’à l’âge de 21 ans est, à 36 ans, le plus riche boursier en Amérique depuis les deux dernières années en tant que jockey.

Les courses de chevaux sont une passion pour la famille Gingras. Son grand-père Marc et son père Raymond étaient aussi des jockeys avant lui. Il savait déjà, dès son jeune âge, qu’il voulait en faire un métier.

« J’ai grandi sur une ferme du rang Sud avec des chevaux. Chez nous, les chevaux, c’est une histoire de famille! », lance-t-il au bout du fil, entre deux courses. Il réside aujourd’hui au New Jersey, le berceau de la course de chevaux aux États-Unis.

Celui qui a débuté sa carrière en 1998 n’a plus besoin de présentation. Aux États-Unis, c’est le roi des jockeys. Au cours des deux dernières années, il a terminé premier au niveau des bourses. Selon le Club jockey du Québec, les gains de Yannick Gingras se sont chiffrés entre 11 et 17 M$ de 2010 à 2015. Et cette année, il devrait dépasser le cap des 6000 victoires en carrière.

Mais tous ces succès ne s’acquièrent pas sans sacrifices. « Ce n’est pas facile percer. J’ai commencé à faire des courses au Québec, mais comme les bourses ne sont pas comparables à celles aux États-Unis et que je voulais en faire un métier, j’ai dû déménager. À 21 ans, quand tu changes de pays et que tu laisses famille et amis derrière, ce n’est jamais facile, mais je n’avais pas le choix », affirme le Sorelois d’origine.

Malgré tout, la course de chevaux n’est pas comme le hockey; malgré sa popularité, Yannick Gingras n’est pas reconnu dans la rue. « Aux alentours de la piste, les gens me connaissent, mais je ne suis pas reconnu aux États-Unis ou au Québec. Le sport est un peu moins connu. Au Québec, on fait tout de même un bon travail pour ramener les courses populaires », affirme-t-il.

Peu de visites dans la région

Même s’il n’a pas la chance de revenir beaucoup dans la région, Yannick Gingras essaie tout de même d’y faire un saut à quelques reprises.

« Je ne reviens malheureusement pas aussi souvent que je le voudrais! Ma sœur, ma mère et des amis y sont encore. C’est plus le fun revenir pendant l’été, mais c’est la période qui m’occupe le plus. De mai à novembre, c’est très intense, je suis toujours en piste », explique-t-il.

D’ailleurs, Yannick Gingras participe à environ 2200 départs par année. Il prend part à environ une dizaine de courses par jour. « Parfois, j’ai certains jours de congé, mais en ce moment, c’est très intense. Ça va se calmer en novembre », conclut-il.

Selon le site www.clubjockeyduquebec.com, au 10 mai, il avait participé à 34 564 courses en carrière.

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