8 septembre 2016
Le Jardin des Curiosités n’est plus accessible au public
Par: Louise Grégoire-Racicot
Mme Puech lors du passage d’une journaliste en reportage, en 2011. | Photo: TC Média - Julie Lambert

Mme Puech lors du passage d’une journaliste en reportage, en 2011. | Photo: TC Média - Julie Lambert

Le Jardin des Curiosités de Saint-Ours ferme ses portes au public, après 16 ans d’opération.

Ainsi en a décidé Suzanne Puech, l’horticultrice propriétaire qui en avait conçu l’aménagement et le développement avec son complice Alain Émond, autour de leur maison ancestrale. Il recèle près de mille variétés différentes de vivaces, 250 variétés d’arbres et d’arbustes, des bassins d’eau, un potager et une culture de petits fruits. On retrouve 40 plates-bandes sur 140 000 pieds carrés.

Ce jardin faisait notamment la joie des spécialistes de l’horticulture qui ne tarissaient d’éloges à son endroit. Jean-Claude Vigor, dans sa chronique au Devoir, l’avait classé parmi les 20 jardins à visiter du Québec. Pierre Gingras quant à lui, dans une émission à Radio-Canada, en avait fait un de ses préférés. Le Jardin avait aussi fait l’objet de reportages dans les médias nationaux.

Peu d’intérêt du public

« Mais les jardins n’intéressent plus grand monde », lance Mme Puech.

« Personne de la région ne venait le visiter. Peu de gens de l’extérieur non plus. D’ailleurs, tous les jardins ont de la difficulté à vivre. »

La relève n’est pas là non plus, poursuit-elle. « Les jeunes ne sont pas intéressés aux jardins. Ils investissent plutôt leur argent dans les spas, piscines et meubles de jardin », remarque-t-elle.

Elle demeurera cependant propriétaire de ce coin de pays, conclut-elle, qui aura « son parc privé spectaculaire ».

Un attrait disparait

Le maire de Saint-Ours, Sylvain Dupuis, dit déplorer, mais comprendre cette décision de ces amoureux de la nature.

« C’est un très bel endroit, mais qui demande beaucoup de travail pour le garder et le développer. Voilà un attrait que la région perd. Mais je crois que l’achalandage n’y est plus. Il fut un temps où l’on voyait des autobus y amener des visiteurs, ce qui n’est plus le

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