7 octobre 2019
Le Biophare prépare son exposition La nature du Saint-Laurent pour 2020
« Le fleuve Saint-Laurent, c’est la colonne vertébrale du Québec » – Anne-Marie Dulude
Par: Jean-Philippe Morin

Marie-Claude Ouellet a effectué plusieurs entrevues, dont certaines dans le bas du fleuve, pour la conception de l'exposition. Photo Philippe Manning

Le Biophare est actuellement en préparation d’une importante exposition itinérante qui verra le jour en juin 2020, à Sorel-Tracy. La nature du Saint-Laurent relatera plusieurs aspects d’un des plus grands fleuves au monde.

« On couvre tout le fleuve, des Grands Lacs jusqu’à l’océan Atlantique. On met le focus sur les habitats, les milieux naturels, la faune et la flore. On a par exemple une section qui explique comment se sont formés les Grands Lacs avec la glaciation », souligne la directrice générale du Biophare, Anne-Marie Dulude.

Le Saint-Laurent est divisé en trois grandes sections dans l’exposition : le tronçon fluvial, l’estuaire et le golfe. « On va montrer ce qui les caractérise, comme l’eau douce ou l’eau salée, la structure du fleuve. Pourquoi il y a autant de baleines au Saguenay? Des entrevues ont été réalisées avec des grands chercheurs dans chaque section. On va aussi parler des grands enjeux », aborde Mme Dulude.

Marie-Claude Ouellet, journaliste et écrivaine qui a notamment écrit des livres sur le Saint-Laurent et travaillé au magazine et à l’émission Les Débrouillards, est en charge du projet.

Il y aura des capsules pour enfants dans chacune des sections afin de rejoindre un public familial. L’illustrateur Benoit Laverdière a accepté de réaliser les dessins.

Dans l’exposition, on pourra aussi retrouver différents artéfacts comme un crâne de marsouin.

Le choix du sujet a été facile pour Mme Ouellet. « Le fleuve Saint-Laurent, c’est la colonne vertébrale du Québec. L’inspiration est arrivée toute seule étant donné qu’on est sur le bord du Saint-Laurent ici. On a toujours mis cette ressource en valeur, le fleuve a marqué notre histoire », explique Anne-Marie Dulude.

D’une valeur totale de 336 092 $, le projet bénéficie d’une aide de 232 491 $ de Patrimoine canadien.

L’exposition prêtée à d’autres musées

Pourquoi parle-t-on d’une exposition itinérante? Parce qu’elle sera exportée à d’autres musées après son passage au Biophare, prévu de juin à septembre 2020.

En 2021, elle sera présentée au Centre de la biodiversité de Bécancour. Ensuite, elle sera présentée au Musée du Fjord du Saguenay en 2022. D’autres musées ont également démontré leur intérêt.

« C’est aussi une source de revenus pour le Biophare puisque ces musées nous louent l’exposition. Notre première exposition itinérante, celle sur Germaine Guévremont, a été notre première expérience et ç’a été concluant. C’est intéressant pour une institution muséale d’avoir des expos itinérantes parce que ça nous fait connaître partout, mais entre musées, ça nous permet d’échanger des expositions. Ça nous est déjà arrivé de louer des expositions d’ailleurs », souligne Anne-Marie Dulude.

Quatre volets du Projet Saint-Laurent

L’exposition itinérante La nature du Saint-Laurent représente le deuxième des quatre volets prévus pour le grand Projet Saint-Laurent.

Le premier, nommé Naviguez sur le Saint-Laurent, est une exposition virtuelle déjà disponible en ligne sur le site web du Biophare. Cette dernière met l’accent sur la navigation sur le fleuve, y compris le côté historique et les difficultés à y naviguer.

Quant aux deux autres volets, ils ne sont pas entamés. Le Biophare veut d’abord démarrer une nouvelle exposition permanente. Après L‘Observatoire du Lac Saint-Pierre, qui est en place depuis 10 ans, il est temps pour le musée de se renouveler en abordant divers aspects du fleuve Saint-Laurent qui n’auront pas été abordés dans La nature du Saint-Laurent ou qui auront seulement été effleurés. Selon Anne-Marie Dulude, il faut deux ans de travail pour monter une exposition permanente.

Le dernier volet est une exposition extérieure, dans le parc Regard-sur-le-Fleuve. Elle relatera les grands personnages qui ont marqué l’histoire des différentes parties du fleuve avec notamment des bornes interactives.

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