6 mars 2017
Le doyen des glaces
Par: Deux Rives
André Gallo demeure en pleine forme du haut de ses 80 ans. | Photo: TC Média - Jonathan Tremblay

André Gallo demeure en pleine forme du haut de ses 80 ans. | Photo: TC Média - Jonathan Tremblay

Plusieurs joueurs de la ligue Les Boys à Rémi ont de quoi être fiers lorsqu’ils enfilent leurs patins, le vendredi après-midi, au Centre sportif de Contrecœur. La majorité des participants sont âgés de 50 ans et plus. Un d’eux a pourtant de quoi braguer juste un peu plus que ses compères.

André Gallo, qui a célébré ses 80 ans le 12 février dernier, participera à un tournoi pour les 80 ans et plus, du 10 au 14 avril prochain, à l’aréna Olivier-Ford de Saint-Hubert. Il serait le seul octogénaire local à chausser les patins, selon les dires de ses coéquipiers.

« Quand tu es rendu à mon âge et que tu joues encore, c’est que tu es un malade de hockey. Ne cherche pas d’autres raisons », dit-il, tout sourire.

Compétitif dans l’âme

Même s’il ne connaît pas ses futurs coéquipiers pour le tournoi d’avril, André Gallo ne compte pas se présenter pour tourner en rond et n’avoir que du plaisir.

« Je vais là pour gagner. Je suis un gagnant », scande-t-il devant ses coéquipiers, qui ont abondé en ce sens.

« Son mental est très fort. Il est très compétitif et il ne peut pas s’empêcher d’aller à fond le train », de dire Henry Caya, coéquipier et ami d’André Gallo depuis une dizaine d’années.

Selon les autres membres de la ligue, la petite taille de M. Gallo le rend encore plus redoutable sur la patinoire.

Recette de longévité

La recette de la longévité, selon lui, n’a rien à voir avec l’once de gin de grand-mère au réveil.

« Il faut se mettre en forme. Je fais des étirements tous les jours et une quinzaine de minutes de vélo stationnaire », explique-t-il. Bon, je n’hais pas le gin chaud et le vin de temps en temps, mais pas tous les jours. »

« Le truc, c’est de ne pas arrêter d’être actif trop longtemps, confie-t-il. Mais je le dis, plusieurs des gars ici vont me dépasser et jouer facilement en étant plus âgés que je le suis. »

Souvenirs d’enfance

Le natif du quartier Saint-Michel, à Montréal, se souvient de l’époque où il jouait sur la patinoire pas loin de chez lui, contre les autres paroisses.

« J’ai commencé à jouer à l’âge de neuf ans, se rappelle-t-il. Dès que la lumière s’ouvrait sur la patinoire près de chez nous, j’y étais. »

L’homme vif d’esprit a d’ailleurs conservé sa première paire de gants en cuir en souvenir.

« J’ai aussi un vieux bâton des années 1960-1970, mentionne-t-il. Mais aujourd’hui, je joue avec un bâton qui a une courbe. Ça a pris du temps pour m’adapter, mais ça va bien pour lever la rondelle. »

M. Gallo joue à Contrecœur depuis maintenant 11 ans, à défaut d’une fois par semaine. « Auparavant, c’était deux ou trois fois, assure-t-il. Lorsque j’ai recommencé à jouer ici, ça faisait 20 ans que je n’avais pas joué. »

Rien n’arrête l’amateur de voyages et de danse country qui, malgré ses deux opérations aux hanches, continue d’apprécier la franche camaraderie du vestiaire de hockey. Il apprécie tout autant la compagnie de sa femme, avec laquelle il est marié depuis 58 ans et qui vient le voir jouer de temps à autre. M. Gallo a cinq enfants, sept petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants.

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