1 août 2016
Le conseiller Patrick Péloquin mis à l’amende
Par: Julie Lambert
Le conseiller du district Des Patriotes, Patrick Péloquin, a commis une infraction à la Loi sur les élections en 2013 selon le DGEQ. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Le conseiller du district Des Patriotes, Patrick Péloquin, a commis une infraction à la Loi sur les élections en 2013 selon le DGEQ. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Le conseiller municipal de Sorel-Tracy, Patrick Péloquin, a été reconnu coupable par le Directeur général des élections (DGE) du Québec d’avoir commis une infraction lors de la dernière campagne électorale en novembre 2013.

Après avoir analysé des plaintes de citoyens, le DGEQ a rendu sa décision aujourd’hui. On peut y lire qu’il a « des motifs de croire qu’à Sorel-Tracy, le 3 novembre 2013, le conseiller a fait de la publicité partisane sur les lieux d’un bureau de vote dans les Promenades de Sorel. » L’amende est d’au plus 500$.

Des plaintes avaient été déposées par des citoyens au DGEQ après les élections concernant des infractions à la Loi électorale qui auraient été commises par le conseiller du quartier des Patriotes.

Des plaintes avaient été déposées par des citoyens au DGEQ après les élections concernant des infractions à la Loi électorale qui auraient été commises par le conseiller municipal.

Selon Stéphane Leith, l’agent de campagne de l’ancienne candidate Carole Barabé qui n’avait terminé que 70 voix derrière l’actuel conseiller (770 voix contre 700), la décision reflète la vague de mécontentement de plusieurs citoyens face aux gestes posés par l’actuel conseiller du quartier.

« Cela nous satisfait comme décision. Tout le monde savait ce qu’il avait fait. Deux choses sont ridicules dans cette histoire: que M. Péloquin disait ne pas avoir mal agi alors qu’il ne devait pas se trouver sur les lieux lors du vote et le montant de 500$ pour cette infraction. Je trouve que ce n’est pas assez », mentionne-t-il.

Plusieurs personnes estimaient que M. Péloquin, alors candidat, a contrevenu à la Loi électorale en se trouvant trop près des gens alors qu’ils attendaient pour voter au bureau situé aux Promenades de Sorel.

On lui reprochait notamment d’avoir placé les gens dans les rangées et d’avoir parlé avec eux pendant qu’ils attendaient.

Selon la Loi, un candidat doit se trouver à l’extérieur du bureau de vote.

Il ira en appel

Le conseiller du quartier des Patriotes, Patrick Péloquin, était catégorique lorsqu’il a été contacté par le Journal : il a toujours travaillé dans les règles de l’art.

« Je me suis informé à de nombreuses reprises, même quelques jours avant le scrutin, auprès des responsables des élections et on m’avait dit qu’il n’y avait aucun problème à l’extérieur du bureau de vote. J’ai toujours respecté les exigences pour faire ma campagne en toute légalité », mentionne-t-il.

Le conseiller ne comprend pas du tout les investigations qui ont mené à la décision du DGEQ. Selon lui, le délai d’analyse de cette plainte a été extrêmement long et il portera son dossier en appel.

« La décision n’est pas fondée. Je ne sais pas sur quoi le DGEQ s’est basé, mais je n’ai été à aucun moment dans le bureau de vote, à moins qu’il considère le centre commercial au complet comme un bureau de vote. Je m’explique mal le long délai et je trouve cela dommage que ce dossier m’aura suivi une bonne partie de mon mandat », conclut-il.

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