6 novembre 2019
Une manifestation pour dénoncer les relations de travail chez Rio Tinto Fer et Titane
« Le climat de travail n’est pas bon »
Par: Sébastien Lacroix
Le Syndicat des ouvriers de Rio Tinto Fer et Titane a tenu une manifestation pour dénoncer les relations de travail difficiles à l'intérieur de l'usine. 
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Le Syndicat des ouvriers de Rio Tinto Fer et Titane a tenu une manifestation pour dénoncer les relations de travail difficiles à l'intérieur de l'usine. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Près de sept mois après avoir accepté leur nouvelle convention collective d’une durée de cinq ans, le Syndicat des ouvriers de Rio Tinto Fer et Titane (RTFT) a tenu une manifestation, mercredi matin, pour faire le point sur les conditions de travail de ses membres.

C’est que de nouvelles clauses qui ont été signées en avril dernier viennent tout juste d’être implantées, tandis que d’autres sont toujours en attente. Le Syndicat dénonce également que des mesures disciplinaires abusives sont imposées, tandis que les délais pour l’audition des griefs ne sont pas respectés. Des dossiers en santé et sécurité traînent aussi en longueur depuis une quinzaine d’années dans certains cas.

« On sent que ce n’est pas prioritaire pour notre employeur. On appelle aux ressources humaines et on se fait dire que le « dossier est important, il va falloir le régler », mais il n’y a pas plus de suivi, s’impatiente le président du syndicat des ouvriers de Fer et Titane (CSN), Alexandre Poirier. Tu sais quand tu parles à quelqu’un, qu’ils disent que tu as raison, qu’ils disent comme toi, mais que ça n’avance pas plus. C’est là qu’on en est. »

C’est pourquoi il revendique l’ajout d’effectifs au service des ressources humaines (RH). Puisque la situation affecte le climat de travail à l’intérieur de l’usine, juge le président du syndicat, qui estime que le service de RH est passé de cinq à trois étoiles.

« Des irritants, il va toujours en avoir, mais un moment donné, on se parle et on les règle. Là, c’est le bout qui ne se produit plus depuis plusieurs mois, continue Alexandre Poirier. Des problèmes, c’est normal d’en avoir dans une grosse usine de même, mais il faut se parler. C’est ce qui est important pour nous et depuis un bout, on a l’impression que c’est à sens unique. »

« La communication est inexistante, note-t-il. En faisant une manifestation comme ça, on espère juste que notre employeur va comprendre, qu’il nous priorise et qu’on va se parler. »

Appelée à régir à la sortie publique du Syndicat des ouvriers, la direction de RTFT a finalement préféré ne pas émettre de commentaires. « Il s’agit d’un dossier de relations de travail que nous gérons à l’interne », nous a-t-on fait savoir.

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