8 juillet 2016
Le chantier du parc éolien occupe une cinquantaine de travailleurs
Par: Louise Grégoire-Racicot
Deuxième étape de construction des fondations: érection de la structure qui recevra le béton. | Photo: gracieuseté - Parc éolien Pierre-De Saurel

Deuxième étape de construction des fondations: érection de la structure qui recevra le béton. | Photo: gracieuseté - Parc éolien Pierre-De Saurel

Alors que le projet du parc éolien Pierre-De Saurel devait voir le jour en décembre 2015, ce n’est que depuis les dernières semaines qu’une cinquantaine de travailleurs s’activent sur le site pour que les 12 éoliennes soient érigées d’ici décembre 2016.

Le coulage des bases de béton qui recevront les éoliennes est débuté et nécessite la présence directe de 50 personnes – travailleurs de la construction et camionneurs.

« Deux cents personnes affectées au dossier sont passées sur le chantier depuis son ouverture. Un registre signé à l’entrée sur le chantier en témoigne », souligne le directeur général du parc éolien Pierre-De Saurel, Frédéric Tremblay.

Rappelons que les 12 éoliennes seront érigées sur les territoires des municipalités de Saint-Aimé, Saint-Robert et Yamaska. Le projet est estimé à 70,5 M$ et les gestionnaires évaluent ses retombées à 48 M$ sur 20 ans.

Des impacts minimes

Parc éolien Pierre-De Saurel n’a reçu aucune plainte émanant de citoyens des municipalités hôtes qui auraient été dérangés par la mise en chantier du parc et le passage des camions, assure-t-il.

Et ce, même si des centaines de camions se sont ajoutés au trafic régulier de poids lourds dans ce secteur, transportant béton, terre et matériaux.

Il attribue cela au fait que l’entrepreneur, Construction Sorel, ait mandaté un agent de liaison, Michel Vermette, pour ouvrir yeux et oreilles à toute question ou doléance que pourraient avoir les citoyens pour en assurer le suivi.

« On apporte des mesures adéquates aussitôt que possible », dit M. Tremblay.

Échéancier respecté

Les vacances de la construction affecteront peu les travaux puisque plusieurs ne sont pas assujettis au décret de la construction.

Les travaux de fondation se poursuivront donc au même rythme. Seuls les travailleurs d’autres corps de métier, peu nombreux actuellement sur le site, seront en vacances pour une quinzaine de jours.

Après la construction des chemins d’accès et la pose des pieux, on a entamé la construction du poste de sectionnement qui est avancée, évalue M. Tremblay.

« Notre échéancier est bien respecté et nous ne devrions pas enregistrer de retard dans les travaux. »

Parc éolien suit de près les travaux. M. Tremblay assiste lui-même à une réunion de chantier par semaine. Une firme fait la surveillance du chantier de même que le directeur du projet, l’ingénieur Marcel Fafard. « Nous surveillons et sommes surveillés par Desjardins qui a avancé 85% des coûts du projet et qui a aussi droit de regard sur les travaux », commente M. Tremblay. Il assure que le budget sera respecté.

Des vents favorables

Le parc a publié le 7 juillet dernier, ses mesures de vents pour les six derniers mois, prises toutes les 10 minutes de sa tour de 100 mètres installée à Yamaska.

La production d’énergie aurait été conforme aux prévisions des experts à l’intérieur d’une marge de 2%. Au total, ce sont 31.2 GWh d’électricité qui aurait été produite alors que la normale se situe à 31.7 GWh.

S’il avait été en fonction, les revenus du parc se seraient élevés quant à eux à 4.3 M$ et ses profits à environ 1 M$, peut-on lire dans son communiqué.

En bref

:- Le tiers des fondations sont complétés.

– Chacune demande 500 mètres cubes de béton (50 camions).

– Les fondations seront terminées en août.

– Les éoliennes sont construites en Europe, les tiges à Trois-Rivières et les pales en Gaspésie.

– Arrivée des éoliennes au port de Bécancour en septembre.

– L’érection des éoliennes prendra une dizaine de semaines (3 à 4 jours chacune).

– Démarrage des éoliennes prévu à la mi-novembre.

– Début de la livraison d’électricité en décembre 2016.

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