18 septembre 2019
Inquiétudes soulevées par l'ancienne conseillère municipale Corina Bastiani
Le Centre des arts contemporains du Québec à Sorel-Tracy verra le jour affirme Serge Péloquin
Par: Katy Desrosiers
La Ville devrait recevoir l'attestation de décontamination du site sous peu. 
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La Ville devrait recevoir l'attestation de décontamination du site sous peu. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La Ville devrait recevoir l'attestation de décontamination du site sous peu. 
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La Ville devrait recevoir l'attestation de décontamination du site sous peu. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La Ville devrait recevoir l'attestation de décontamination du site sous peu. 
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La Ville devrait recevoir l'attestation de décontamination du site sous peu. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La Ville devrait recevoir l'attestation de décontamination du site sous peu. 
Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La Ville devrait recevoir l'attestation de décontamination du site sous peu. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

L’ancienne conseillère municipale et résidente du district du Vieux-Sorel, Corina Bastiani, a présenté lors du conseil de ville du 9 septembre, ses inquiétudes concernant le projet de Centre des arts contemporains du Québec à Sorel-Tracy, qui se retrouvera sur le quai Richelieu. Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, lui, s’est plutôt fait rassurant.

« Au fil des ans, on a toujours fait la résolution pour acquérir le quai Richelieu. […] C’était dans l’optique du chantier au bord de l’eau, parce que les gens voulaient se réapproprier les deux cours d’eau (rivière et fleuve) », a précisé Mme Bastiani.

Elle mentionne qu’en 2009, des affiches annonçant un parc avaient été installées et qu’en 2013, une étude a été réalisée. Cette dernière démontre l’importance des bâtiments qui s’y retrouvaient.

Aujourd’hui, elle se questionne sur la nécessité du projet de Centre des arts contemporains et affirme qu’il y a énormément de silence autour de celui-ci. Elle déplore qu’il n’y ait pas d’entente officielle entre la Ville et le Centre.

De son côté, le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, assure qu’un accord de principe a été établi avec le Centre, qui confirme la participation de la Ville au montant de l’assurance à la suite de l’incendie, soit 700 000 $. « On ne pouvait pas faire une entente officielle passée par résolution sur un terrain contaminé, donc on avait la responsabilité de décontamination avant de faire les transactions officielles », a précisé le maire.

Lorsque la décontamination sera attestée par le ministère de l’Environnement, la Ville signera une emphytéose, soit un bail de longue durée, qui définira le lieu précis où se retrouvera le Centre. La Ville lui louera cet espace pour les 90 prochaines années.

D’autres questionnements

L’ancienne conseillère se questionne aussi sur la somme de 368 000 $ remise par le gouvernement fédéral pour la restauration et la mise en valeur de l’ancien bâtiment de la Sincennes-McNaughton Line, alors que celui-ci a été détruit par les flammes. Serge Péloquin assure que le montant servira tout de même.

« C’est un projet en deux phases, parce qu’il y a deux bâtiments historiques. Les sommes annoncées par Patrimoine Canada sont dédiées pour la première phase. […] Ça consiste en la reconstruction du bâtiment incendié, la Sincennes-McNaughton Line. […] La subtilité, c’est que les ateliers auraient dû être maintenus. Avec le projet de décontamination, il fallait qu’ils enlèvent les slabs de béton, mais ils ont récupéré les ponts roulants, la partie de la fondation qui retient la rue. Plusieurs éléments risquent d’être conservés », précise M. Péloquin.

Le maire souligne que les plans et devis sont en réalisation et que le chantier se mettra en branle dès que l’approbation pour la décontamination aura été reçue. Parmi les plans, on retrouve un atelier pour créer des œuvres en métal de grande envergure, un type d’atelier de plus en plus rare au Québec.

Corina Bastiani craint toutefois que le lieu ne soit pas utilisé par les Sorelois. Elle souligne qu’une trentaine d’enfants résident autour et que des pêcheurs fréquentent l’endroit. Serge Péloquin, lui, affirme que l’endroit ne sera pas élitiste et que la place publique fait toujours partie des plans.

« On a eu une rencontre de quartier le 19 juin et près de 125 personnes ont assisté. Tous ont été informés du projet et étaient emballés. On considère que l’acceptabilité sociale, elle est là. […] Le conseil a décidé d’aller de l’avant avec le Centre et son projet de remettre les bâtiments historiques là, et un parc avec de la verdure, des arbres, des bancs. […] Les pêcheurs vont continuer de pêcher, les enfants pourront aller jouer », a affirmé le maire.

Autres échos du conseil de ville 

Le conseil de ville de Sorel-Tracy a appuyé différentes organisations et causes lors de la séance du conseil du 9 septembre. Elle a également accordé un contrat pour des travaux d’aqueduc et discuté de changement de zonage pour deux secteurs.

Parmi les appuis, le conseil a octroyé 3500 $ à la Fondation de l’Église Christ Church pour la phase 2 des travaux de restauration. Le maire a incité la population à donner pour aider à compléter les travaux.

Une résolution pour appuyer les médias locaux et régionaux d’information a aussi été adoptée, dans laquelle le conseil demande aux gouvernements de mettre en place rapidement des actions concrètes pour soutenir les médias locaux et régionaux.

Aussi, le conseil a soutenu le Parc régional des Grèves pour sa demande de subvention au Fonds d’appui au rayonnement des régions, dans le cadre de son projet de laboratoire de sciences naturelles.

Une marche pour la planète en grève se tiendra aussi à Sorel-Tracy le 27 septembre. Le conseil l’a autorisée en considérant le mouvement mondial derrière l’initiative et l’importance de sensibiliser et rallier la population à la cause environnementale et à l’urgence d’agir pour contenir la possible crise écologique.

Un contrat pour des travaux d’aqueduc et de voirie sur la rue des Sables, entre des Merisiers et des Grands-Bois, a été octroyé à Danis Construction inc. au coût total de 507 066,76 $, incluant la provision de 10 % pour les imprévus.

Le conseil a adopté un avis de motion concernant un changement de zonage, dans une zone du secteur Tracy, entre le Carrefour naissance-famille et le dépanneur Gourmand Joly Han, afin de permettre la construction de résidences.

Le projet de règlement concernant le changement de zonage pour l’ancienne prison, afin de permettre la transformation du cannabis, a été adopté, en tenant compte des modifications souhaitées par la population lors d’une précédente assemblée publique de consultation. La transformation à usage alimentaire n’y sera finalement pas permise.

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