8 octobre 2020
Le Cégep de Sorel-Tracy réussit à maintenir la motivation malgré la pandémie
Par: Sébastien Lacroix
La directrice générale du Cégep de Sorel-Tracy, Stéphanie Desmarais, a mis en œuvre plusieurs mesures afin d’aider les étudiants pendant la pandémie. Photothèque | Les 2 Rives ©

La directrice générale du Cégep de Sorel-Tracy, Stéphanie Desmarais, a mis en œuvre plusieurs mesures afin d’aider les étudiants pendant la pandémie. Photothèque | Les 2 Rives ©

Malgré qu’on sente une certaine morosité au Cégep de Sorel-Tracy, les étudiants font preuve d’une belle résilience en cette période où leur quotidien est chamboulé par les mesures sanitaires. Si bien qu’ils ont été très peu nombreux à abandonner leur cours à la date limite du 20 septembre dernier.

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« Nous avons eu un excellent taux de rétention. Nous sommes très contents de ça », note la directrice générale, Stéphanie Desmarais, qui a même vu la population étudiante augmenter de 4 %, cet automne, malgré la pandémie.

L’établissement a d’ailleurs mis tout en œuvre pour offrir du soutien aux étudiants afin de les aider à passer au travers, malgré le contexte actuel. L’offre pour l’accès à des services de psychologues, d’orientation et d’éducation spécialisée a également été rehaussée.

Afin de favoriser un maximum de présence au Cégep, l’institution a ouvert des accès pour suivre les cours à distance, tout en étant sur place. « Dans un groupe de 30, il peut y en avoir 22 qui sont à la maison et huit qui sont ici, que ce soit au local informatique ou à la bibliothèque », souligne la directrice générale.

Le Collège s’apprête également à déployer un vaste sondage auprès de ses étudiants pour mesurer leur degré d’adaptation aux différentes situations engendrées par la COVID-19. « On évalue toutes les situations de stress et on essaie de casser l’isolement social parce que c’est une clientèle qui est vulnérable à ça. À cet âge-là, tout ce qui tourne autour de la vie collégiale est très important. C’est un gros facteur de réussite scolaire », note la directrice générale.

« Il faut demeurer vigilant et à l’écoute des besoins, ajoute-t-elle. Parce qu’il faut se rendre à la fin de la session, mais aussi à la fin de la pandémie. On espérait avoir une deuxième session qui soit normale, mais l’espoir s’effrite de plus en plus. »

On ne note pas une hausse majeure des appels de détresse jusqu’à maintenant. « On sent quand même une certaine morosité. On voit qu’ils sont déçus, mais résilients et résignés, observe la directrice. Ils se disent que ça va passer et que le soleil va revenir. »

« On sent également une certaine fatigue, ajoute-t-elle. C’est plus exigeant de faire de l’enseignement hybride. Parce qu’on ne peut pas compenser ce qu’on peut faire dans une session normale. (…) Dans la portion à distance, on a tendance à en demander plus. »

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