20 juin 2019
Opération Toutou cherche député-e d'accueil
L’APTS souhaite sensibiliser la classe politique aux enfants de la DPJ
Par: Katy Desrosiers
Un toutou sera remis en personne, par des membres de l'APTS, à chacun des 21 députés de la Montérégie. 
Photo gracieuseté

Un toutou sera remis en personne, par des membres de l'APTS, à chacun des 21 députés de la Montérégie. Photo gracieuseté

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) offrira 21 toutous, portant des notes biographiques décrivant le quotidien d’enfants pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), aux 21 députés de la Montérégie, dont Jean-Bernard Émond.

L’opération Toutou cherche député-e d’accueil a pour objectif de rappeler aux députés leur engagement à faire de la protection de la jeunesse une priorité nationale.

Sur une des notes accrochées à une peluche, on pourra lire Olivia, cinq ans. En foyer d’accueil depuis l’âge de deux ans et demi. S’automutile. Mère déficiente intellectuelle. Répète sans cesse qu’elle retournera chez sa maman bientôt. Sur une autre note, on verra William, huit ans, hyperactif. Troisième foyer d’accueil. Agressif envers ses professeurs. Encouragé par son père à mal se comporter avec sa famille d’accueil. A connu une maison familiale avec bouteilles de boisson et armes qui traînent.

L’APTS craint que la création de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ), la fin des travaux parlementaires et les vacances estivales fassent collectivement baisser la garde et qu’elles freinent l’élan de bonne volonté qui s’est enclenché en mai dernier. L’Alliance explique que les toutous sont imposés comme un symbole des enfants négligés et de l’empathie de la population envers eux.

« La misère, la négligence, les abus et la violence faite à nos enfants ne prennent malheureusement pas de répit. Il faut des solutions énergiques immédiates pour nos enfants. Ça presse! », lance la représentante nationale de l’APTS, Fabienne Chabot.

L’APTS note également une pénurie de personnel, une surcharge de travail des intervenants et intervenantes et l’allongement des listes d’attentes. Selon l’Alliance, sur le terrain, rien n’a changé.

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