2 novembre 2020
L’ajout de trois journées pédagogiques : des impacts pour les employés de soutien
Par: Sébastien Lacroix
Le personnel de soutien représente 40 % de l’effectif du Centre de services scolaire de Sorel-Tracy.
Photothèque | Les 2 Rives ©

Le personnel de soutien représente 40 % de l’effectif du Centre de services scolaire de Sorel-Tracy. Photothèque | Les 2 Rives ©

L’ajout de trois journées pédagogiques d’ici la fin de l’année scolaire 2020-2021 ne fait pas l’affaire du syndicat des employés de soutien de la commission scolaire de Sorel-Tracy qui représente environ 40 % des effectifs dans les écoles de la région.

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Si cette mesure prise par le ministère de l’Éducation doit donner du temps de formation et de planification aux enseignants, elle aura des impacts sur le personnel des services de garde et sur les surveillants d’élèves, fait valoir la présidente du syndicat, Marie-Lou Crevier.

Pour les techniciennes et les éducatrices en service de garde, ces trois journées pédagogiques représenteront un énorme casse-tête pour respecter les mesures de distanciation sociales étant donné que les groupes seront plus nombreux, allant parfois jusqu’à contenir des enfants provenant de huit bulles-classes différentes.

De plus, la plupart des surveillants d’élèves ne travaillent pas lors des journées pédagogiques. « Ce qui fait en sorte que ces trois journées pédagogiques représentent pour eux trois journées sans salaire », a rappelé la présidente du syndicat des employés de soutien, Marie-Lou Crevier, dans un communiqué.

Celle-ci ajoute que les techniciens en éducation spécialisé (TES) ou les techniciens en travail social (TTS) qui interviennent directement avec les élèves ayant des difficultés d’apprentissage ou comportementales auraient aussi besoin de formation pour aider les jeunes à distance. « Pour plusieurs étudiants, la vie n’est pas facile à la maison et ce n’est pas sur Zoom, en présence de leurs parents, qu’ils pourront se confier », ajoute Mme Crevier.

S’ils représentent un répit pour les enfants et les enseignants, ces trois journées entraîneront des pressions sur le personnel de soutien qui est aussi « à bout de souffle », souligne la présidente du syndicat des employés de soutien de la CS Sorel-Tracy.

« Depuis mars dernier, le personnel des services de garde est au front avec l’ouverture des services de garde d’urgence. Les éducatrices et les concierges ont travaillé dès le jour 1 de l’ouverture, sans recevoir de prime quelconque, en étant en contact direct avec les enfants des membres du personnel de la santé », fait-elle valoir.

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