30 novembre 2015
L’agriculture regorge d’entrepreneurs nés
Par: Louise Grégoire-Racicot
Jean-Philippe Malo, de la ferme JEP Malo à Saint-Ours, a reçu la seule bourse de la soirée, en lien avec la relève agricole. | Photo: TC Média – Pascal Cournoyer

Jean-Philippe Malo, de la ferme JEP Malo à Saint-Ours, a reçu la seule bourse de la soirée, en lien avec la relève agricole. | Photo: TC Média – Pascal Cournoyer

Quatre cent cinquante personnes ont assisté, le 21 novembre dernier, au 11e Gala Excellence agricole qui, une fois de plus, a levé le voile sur l’engagement de ses chefs de file.

On peut certes dire d’eux qu’ils sont tous des passionnés fiers d’appartenir à des lignées de producteurs agricoles et d’éleveurs, préoccupés d’assurer la pérennité de leur entreprise.

La soirée a été menée de façon ajustée par Errol Duchaine (ex-animateur de La semaine verte à Radio Canada) qui a bien mis en valeur les propos des gagnants et invités, les enrichissant souvent de son grain de sel.

« On va donner des prix à ce qui n’a pas de prix », a-t-il dit d’entrée de jeu. « Et je parle du travail, de la recherche de l’excellence, de la fierté. »

Quant au président d’honneur, le député Louis Plamondon, qui a rappelé qu’il était lui-même fils d’agriculteur et dont la fille est productrice laitière, il a souligné que l’agriculture contribue annuellement de l’ordre de 500 M$ à la région. « Quand on coupe en agriculture, c’est l’économie de notre région qu’on met en péril. Elle a une longue histoire de batailles pour conserver les acquis. »

D’où l’importance de suivre de près, de revendiquer et de discuter quand il s’agit de conclure des ententes internationales. Elles doivent être adaptées à nos besoins, a-t-il conclu en rappelant que « tous les nominés de ce soir sont des gagnants du plus beau métier du monde. »

Bien des gagnants

Le Gala a remis des prix à plusieurs gagnants, qu’ils soient producteurs laitiers ou de grandes cultures, qu’ils aient adopté des pratiques agroenvironnementales saines. Qu’ils aient bâti des infrastructures avant-gardistes orientées vers le bien-être de leurs troupeaux ou encore qu’ils aient ajouté, à leurs activités, des opérations connexes et complémentaires.

La soirée a permis de remettre 21 prix à des récipiendaires dont les plus applaudis furent certes Maryse Fredette (Femme dans le monde agricole) et Jacques Péloquin (Prix Excellence agricole). La ferme Sylden de Saint-David a été couronnée Ferme ancestrale de l’année.

Jean-Philippe Malo, de Saint-Ours, a reçu une bourse d’accompagnement de 10 000$ comme membre de la Relève Agricole 2015.

De fait, tous les lauréats qui ont pris la parole ont su révéler, chacun à leur façon, les nombreux défis à relever comme entrepreneur: se mettre à l’ère des nouvelles technologies et façons de faire. S’assurer d’une relève qui saura poursuivre le chemin ouvert par les prédécesseurs.

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