16 juillet 2015
L’agrandissement de l’école St-Roch encore une fois reporté
Par: Louise Grégoire-Racicot
Le projet consiste en l’ajout de quatre classes,  d’une bibliothèque et d’un gymnase. | TC Média - Archives

Le projet consiste en l’ajout de quatre classes, d’une bibliothèque et d’un gymnase. | TC Média - Archives

L’école de Saint-Roch-de-Richelieu ne sera pas agrandie cette année, comme le souhaitaient la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy, la municipalité et les parents des enfants d’âge primaire qui doivent la fréquenter.

La nouvelle leur a été annoncée le 14 juillet par une lettre signée de la main d’un fonctionnaire du ministère de l’Éducation, de l’Enseignement et de la Recherche , sans justification aucune, a précisé le maire Claude Pothier.

« Si vous croyez que votre demande est pertinente, vous pouvez en refaire une nouvelle en avril nous écrit-on. Ce que cela veut dire exactement, on ne le sait pas. En attendant où mettrons-nous les enfants? » demande le maire Claude Pothier, sidéré par la nouvelle.

Saint-Roch compte de nombreuses jeunes familles, poursuit-il. « Certaines pensent déjà déménager parce qu’elles ne voient pas comment on dispensera l’école à leurs enfants dans les locaux actuels.»

Réitérant sa compréhension que le gouvernement veuille administrer sainement le Québec, il insiste: « Cela ne peut se faire au détriment des jeunes enfants, de leur famille et de la municipalité. »

Il doit voir comment réagira son conseil à cette annonce ainsi que la suite à donner. Car la municipalité avait emboîté le pas de la commission scolaire dans cet agrandissement.

On sait que si les effectifs se maintiennent, les classes actuelles seraient suffisantes pour accueillir les élèves de 2015-2016. Mais s’il devait y avoir de nouvelles inscriptions, il n’y aurait pas de place pour ouvrir une classe additionnelle.

De fait, le projet, estimé à 4,1M$, comprend l’ajout de quatre classes, d’une bibliothèque et d’un gymnase. Il comporte un partenariat avec la municipalité qui financera 40% de la construction. Car les citoyens de la municipalité utiliseraient le plateau sportif et la bibliothèque en dehors des heures de classe.

L’affaire de tous

Appelé à commenter la situation, le député Sylvain Rochon se dit fort déçu de cette annonce.

« Je ne comprends pas ce qui se passe d’autant que pendant la récente campagne électorale, les libéraux prétendaient que le dossier était réglé et parlaient d’une annonce imminente de cet agrandissement. »

M. Rochon déplore l’impact que cette décision aura sur les jeunes

enfants et leurs familles, mais aussi sur le développement de la municipalité même.

« Je continuerai à me battre pour cet agrandissement, vérifiant bien que les critères d’admissibilité des projets n’ont pas changé et que s’ils le sont, nous répondions à leurs exigences. Mais je dois aussi rappeler que cette croisade ne peut être que celle des élus seulement, mais aussi celle de toute la communauté. »

À la commission scolaire en août

Le président de la CS, Denis Rajotte, a qualifié cette annonce de « mauvaise nouvelle ». Au moment de lui parler, son directeur général et sa directrice des communications étant en vacances, il n’était pas au courant de la réponse du ministère.

« C’est aussi une mauvaise nouvelle pour la municipalité, car certains promoteurs ne veulent plus construire de maisons sans avoir l’assurance que l’école sera suffisamment grande pour accueillir les enfants des nouveaux résidents. »

Il en sera vraisemblablement discuté au conseil des commissaires du 16 août.

S’il faut représenter le dossier, il le fera, a dit M. Rajotte. « Mais il y a trois ans qu’on le mène », a-t-il conclu.

Enfin, appelée à expliquer cette décision, la porte-parole du ministère, Esther Pontbriand, ne l’a pas encore justifiée.

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