1 septembre 2016
L’administration réduit ses dépenses pour éponger ses déficits
Par: Julie Lambert
Le chanoine Gérald Ouellette se dit satisfait des décisions prises pendant sa première année à la tête des paroisses de la région. | Photo: TC Média - Julie Lambert

Le chanoine Gérald Ouellette se dit satisfait des décisions prises pendant sa première année à la tête des paroisses de la région. | Photo: TC Média - Julie Lambert

Si l’avenir des églises de la région est toujours incertain, l’administration des paroisses a mis les bouchés doubles dans les derniers mois pour réduire ses dépenses et ainsi sortir de son déficit qui s’élève à 105 000$ chaque année.

Le curé des paroisses de Saint-Joseph-de-Sorel, Sorel-Tracy et Sainte-Anne-de-Sorel, le chanoine Gérald Ouellette a terminé sa première année à la tête de l’administration le 31 août dernier.

À son arrivée l’an dernier, il avait beaucoup de pain sur la planche afin de remettre sur pied les finances des églises sous sa juridiction. Si la décision de vendre deux des cinq églises (Saint-Gabriel et Marie-Auxiliatrice) sur son territoire a été difficile à prendre, elle permettra de stabiliser la situation financière au cours des prochains mois, soutient M. Ouellette.

« Initialement, c’est un problème d’ordre économique. Mais il était aussi important de s’intéresser à notre projet pastoral, pense le curé. Il fallait travailler les finances, mais aussi essayer d’améliorer notre fréquentation. »

Des coupes nécessaires

Dans les derniers mois, les heures de pastorale ont été réduites pour diminuer les dépenses. Elles sont passées de 150 heures à 116, soit une réduction d’environ 25%, mentionne M. Ouellette qui provient d’une famille d’hommes d’affaires.

Les rencontres, en plus d’être réduites de 16 cours à huit, ont aussi été modernisées afin d’y inclure un volet numérique plus intéressant, explique le chanoine.

« Nous avions une forte concurrence. À Yamaska pour chaque sacrement, une dame offrait deux cours alors qu’on en avait 16. C’est comme la restauration rapide contre un restaurant avec du service aux tables. Il fallait s’ajuster », compare-t-il.

L’administration et la masse salariale subiront également des changements dès janvier 2017, ajoute l’administrateur qui envisage la diminution des heures de travail.

Pas de solution miracle

Même s’il se dit optimiste face à l’avenir des paroisses, M. Ouellette croit qu’il faut demeurer réaliste. La question des frais d’entretien, qui s’élèvent à environ 35 000$ pour chacune des églises, reste un problème à résoudre.

Il n’était pas nécessaire de garder toutes les églises ouvertes malgré l’affection des citoyens pour certains bâtiments, souligne-t-il. Les églises Saint-Gabriel et Marie-Auxiliatrice sont présentement en vente.

Au point de vue administratif, des messes se déroulaient à quelques minutes d’intervalle alors que la fréquentation n’est pas élevée. Réunir les paroissiens de différents secteurs était une bonne solution administrative, pense M. Ouellette.

Certaines personnes, dont la chef d’orchestre Josée Laforest, se sont montrées intéressées à acquérir un des bâtiments depuis qu’ils sont entre les mains d’un agent immobilier. Aucune offre n’a toutefois encore été déposée pour ces églises dont la valeur tourne autour de 275 000$.

« C’est bien beau de vouloir les acheter, mais les propriétaires doivent avoir les moyens de les entretenir aussi. On ne sait pas ce qu’on fera si elles ne sont pas vendues. Je crois qu’il n’y a pas de formule magique. L’important était de stabiliser la situation. Si tu es médecin, tu stoppes l’hémorragie avant de t’attaquer aux autres soins. On va faire cela ici », conclut-il.

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