8 décembre 2020
La Ville de Sorel-Tracy adopte des mesures supplémentaires pour freiner le virus
Par: Alexandre Brouillard

Un point de presse a eu lieu le 1er décembre concernant la pandémie de COVID-19 à Sorel-Tracy le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond, la directrice de la Santé publique de la Montérégie, Julie Loslier et le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin. Photos capture d’écran

Alors que le nombre de cas positifs à la COVID-19 continue d’augmenter dans le Réseau local de santé (RLS) Pierre-De Saurel, la Ville de Sorel-Tracy a dû adopter de nouvelles mesures pour freiner la propagation du virus sur son territoire durement touché par la seconde vague de la pandémie. Notons parmi ces mesures l’annulation du Gib de Noël et du défilé de Noël, prévus en décembre.

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« Compte tenu du nombre élevé de cas et de la pression que cela exerce sur l’Hôtel-Dieu de Sorel et sur le personnel médical, la Ville de Sorel-Tracy se doit d’adapter une fois de plus son offre de services. […] La propagation de la COVID-19 dans la région nous oblige à prendre cette voix afin d’éviter une saturation de l’hôpital et des centres de soins», indique la Ville de Sorel-Tracy dans un communiqué.

À la suite de conversations avec le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) et dans l’optique de diminuer au maximum les risques d’éclosions, la Ville a décidé d’annuler les activités pouvant créer des rassemblements. C’est donc dire que le défilé de Noël prévu le 19 décembre prochain et le Gib de Noël, qui devait se dérouler lors des fins de semaine de décembre, n’auront pas lieu.

La Ville a aussi décidé d’implanter un système de coupons pour le patin libre au Colisée Cardin afin d’éviter les files d’attente.

Ces nouvelles mesures se veulent une réponse à la hausse du nombre de cas positifs à la COVID-19 dans la région. En date de samedi dernier, le RLS Pierre-De Saurel présentait un taux de 336,8 cas actifs de COVID-19 pour 100 000 habitants, surpassant ainsi toutes les autres régions de la Montérégie. Avec 173 cas actifs, la région de Sorel-Tracy se classe au troisième échelon des RLS avec le plus de cas de COVID-19 dans tout le Québec, au prorata de sa population.

« C’est une situation préoccupante. La première vague nous avait épargnés. Il est maintenant évident que la deuxième vague nous frappe de plein fouet. Nous sommes dans une crise sanitaire majeure, mais nous allons traverser ça ensemble », indiquait le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, en point de presse le 1er décembre dernier.

« C’est vrai, la situation est éprouvante! Je le répète, ce n’est pas le temps de baisser la garde. Il faut se protéger soi-même et les autres. On le fait pour protéger les plus vulnérables et pour protéger notre système de santé », a renchéri le député de Richelieu, Jean-Bernard Émond.

Peu de cas en milieu scolaire

Le Cégep de Sorel-Tracy a dénombré peu de cas positifs à la COVID-19 dans ses classes, depuis le début de la pandémie. Selon un communiqué envoyé par le Collège, seulement deux signalements ont nécessité l’isolement d’une classe et le port du masque de procédure pour les professeurs et les étudiants de trois classes pendant 14 jours.

Malgré tout, la direction du Cégep a décidé d’adopter des mesures de prévention et de sécurité afin de protéger la santé des employés et des collégiens. C’est donc dire que depuis le 23 novembre, les étudiants et les professeurs doivent conserver leur couvre-visage en tout temps dans les classes.

Pour ce qui est des autres établissements scolaires de la région, aucune éclosion majeure n’est à déclarer. En date du 3 décembre, huit écoles figuraient dans la liste quotidienne provinciale des établissements d’enseignement ayant recensé des cas de COVID-19 au cours des 14 derniers jours : le Centre Enfant Jésus, l’École secondaire Bernard-Gariépy, l’École secondaire Fernand-Lefebvre, l’École intégrée de Yamaska, l’École Laplume, l’École Martel, l’École Monseigneur Prince et l’École Sainte-Anne-les-Îles.

Dix décès aux Jardins de Ramezay, mais aucun cas positif

« Nous n’avons pas de nouveaux cas positifs à la COVID-19 à déclarer. Malgré cela, 10 résidents sont décédés des suites du virus. Mis à part cinq résidents qui doivent terminer leur isolement, tous les autres sont rétablis », indique Ive-Étienne Lapierre, le président des Jardins de Ramezay.

Aucune autre éclosion n’est à déclarer dans les autres Résidences pour aînés (RPA) ou dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de la région.

Quant à l’éclosion à l’Hôtel-Dieu de Sorel, les données les plus récentes, fournies par le CISSSME le 1er décembre dernier, faisaient état de deux éclosions actives avec 37 patients touchés ainsi que 53 travailleurs atteints de la COVID-19, dont 20 actifs.

Les milieux de travail moins touchés

Alors que le deux tiers des cas de COVID-19 dans la région de Sorel-Tracy se situent dans les milieux de soins ou au sein des RPA, les autres régions du Québec voient leurs éclosions majoritairement situées dans les milieux de travail. Au Québec, ce sont 445 éclosions en milieu de travail sur un total de 1170.

La région de Sorel-Tracy n’échappe tout de même pas aux cas dans les milieux de travail. En effet, le 4 décembre dernier, dans un communiqué dédié aux employés, Finkl Steel annonçait que deux employés ont été testés positifs à la COVID-19 aux Forges de Sorel.

« L’un de ces deux employés n’a pas été présent physiquement à l’usine depuis le moment il a contracté le virus. […] En ce qui concerne le deuxième employé, nous avons fait décontaminer son poste de travail par une firme externe. Les personnes ayant été en contact étroit et de durée prolongée avec ce dernier ont été retirées de façon préventive du travail en attendant d’obtenir le résultat du test », peut-on lire dans le communiqué.

L’entreprise a indiqué prendre toutes les mesures sanitaires en œuvre pour limiter les risques de contamination.

Concernant la transmission communautaire, la directrice de la santé publique de la Montérégie, Julie Loslier indique que « les cas dans les milieux scolaires et de travail sont inévitables en raison de la circulation communautaire du virus. Par contre, ce sont des cas sporadiques ».

Une clinique mobile de dépistage de la COVID-19 sans rendez-vous se tiendra le vendredi 11 décembre de 10 h à 16 h, à la salle Jani-Ber.

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