30 mars 2021
La Ville accorde 300 000 $ à l’organisme gérant Statera
Par: Katy Desrosiers

Le RIRÉRST reçoit de la Ville de Sorel-Tracy un montant de 300 000 $ pour 2021 afin de poursuivre, entre autres, le développement de projets sur le quai Catherine-Legardeur. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

La Ville de Sorel-Tracy a octroyé une assistance financière de 300 000 $ au Regroupement indépendant pour la relance économique de la région de Sorel-Tracy (RIRÉRST) en 2021 puisqu’elle souhaite collaborer avec l’organisme à plusieurs projets culturels sur le quai Catherine-Legardeur. Cette aide financière, annoncée lors de la séance du conseil du 22 mars, n’a pas laissé indifférent le citoyen Claude Himbeault.

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Le conseiller Patrick Péloquin, qui a présenté la résolution, a expliqué que l’aide, déjà prévue au budget, servait également à appuyer le RIRÉRST dans son implication face au développement des activités et événements sur le territoire, qui contribuent au rayonnement de la Ville.

Lors de la période de questions, le citoyen Claude Himbeault a demandé des précisions concernant l’usage de cette aide et les projets réalisés par le RIRÉRST. Il a aussi voulu savoir pourquoi le conseil versait des montants à un organisme, selon lui, déficitaire.

Le maire Serge Péloquin a profité de l’occasion pour expliquer le rôle du RIRÉRST, qui chapeaute Statera, et les dépenses qu’il a effectuées dans les dernières années pour le volet touristique de la région.

M. Péloquin a précisé d’entrée de jeu que Statera était plus que le dôme, le parcours et les croisières. Sa mission est également de veiller au développement sur le quai Catherine-Legardeur et de promouvoir la région au niveau, entre autres, dans les médias nationaux.

Les investissements

Au départ, la Ville devait fournir 1 M$ à Statera. Elle a plutôt utilisé ce montant pour l’aménagement du quai au niveau du béton et de l’asphalte, entre autres.

De son côté, Statera a contracté un prêt avec Desjardins d’une valeur de 1,4 M$. Avec ce montant, l’organisme a payé pour différents aménagements sur le quai et dans le centre-ville, comme l’achat de chaises, de tables de pique-nique et d’éclairage, la création d’une murale, la construction d’une marquise pour abriter les visiteurs en cas de pluie, etc. Aussi, Statera a payé pour l’agrandissement du bâtiment principal vitré sur le quai, pour un montant de 933 000 $.

« En temps normal, ça aurait dû être la municipalité qui investit dans ses bâtisses. Par exemple, un club de hockey ne va pas payer le toit du Colisée. Mais Statera, avec leur emprunt, ils ont payé l’agrandissement de leur poche », explique le maire.

Ainsi, Statera a investi près de 1,6 M$ dans les aménagements sur le quai et au centre-ville.

Le maire rappelle que la différence entre le prêt de 1,4 M$ et l’investissement de 1,6 M$ vient de l’argent amassé lors d’une campagne de financement tenue par Statera.

Comme aide financière, la Ville de Sorel-Tracy avait convenu de fournir 937 000 $ à Statera sur trois ans. Ainsi, l’organisme a reçu 337 000 $ en 2018, 300 000 $ en 2019 et 300 000 $ la semaine dernière. Aucun montant n’a été remis en 2020 puisque l’attraction était fermée.

« L’entente vient couvrir une petite partie des investissements qu’ils ont faits. […] [Ils] représentent presque deux fois la somme qu’on a payé jusqu’à maintenant et les infrastructures sont devenues des biens publics », affirme le maire.

Pour ce qui est du cautionnement de la Ville pour le prêt de Statera, Serge Péloquin mentionne qu’il diminue au fur et à mesure que Statera le rembourse. Il est maintenant de 1,3 M$.

Pas un chèque en blanc

Le conseiller Patrick Péloquin a également précisé que le montant remis à Statera ne constituait pas un chèque en blanc. « On demande un suivi très serré des dépenses parce qu’on ne veut pas lancer de l’argent dans le vide. On a senti une rigueur de la part de Statera », assure-t-il.

« Quand il y en a qui disent que c’est un puits sans fond, c’est faux, lance le maire. Ils contrôlent très bien leurs dépenses. Ce qui coûte cher, c’est l’emprunt et l’argent mis dans l’ensemble des projets. Ils nous l’ont démontré et c’est clairement vérifiable au niveau de la reddition de comptes. […] Ce qui les fragilise, c’est ce qu’ils ont payé pour les citoyens. »

 

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