14 avril 2016
La route 132 est trop dangereuse, dénoncent les résidents
Par: Sarah-Eve Charland
Gracieuseté

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Un face-à-face brutal, qui a causé la mort de deux personnes la fin de semaine dernière, fait partie des nombreux accidents qui ont lieu sur la route 132 à Yamaska, rapportent plusieurs résidents du secteur.

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En février 2014, un autre accident entraînait la mort de l’infirmière Maryse Paul-Hus à la suite d’une violente collision survenue sur la route 132 à Yamaska. La femme était en route pour des visites en soins à domicile.

« Elle s’en allait prendre une prise de sang à Yamaska. Arrivée à cet endroit, l’automobile a dévié de sa route. Elle a été frappée par une camionnette », raconte une de ses collègues ayant requis l’anonymat qui déplore que près de deux ans plus tard, la situation est aussi problématique.

« Je travaille souvent en campagne avec mon métier. Cette courbe est dangereuse. Elle devrait être élargie comme celle située devant le rang Picoudi. »

Des témoins

Des résidents situés près de l’endroit où s’est déroulé le face-à-face le 10 avril sont unanimes : il y a trop d’accidents dans ce secteur.

« C’est une route dangereuse. Les gens roulent tellement vite et gardent peu de distance entre les voitures. Dimanche, je me suis dit que je déménageais l’année prochaine », affirme la citoyenne Anne-Marie Riopel.

Cette dernière n’a pas assisté à l’accident. Elle est arrivée peu de temps après. « J’étais avec ma fille. J’essayais de la distraire pour ne pas qu’elle voie les corps et les voitures. Je n’ai rien vu. Les corps étaient recouverts d’un drap. »

De son côté, Yvan Lemaire est également arrivé chez lui peu de temps après les événements. « J’entendais des cris. Au son, on sentait que ce n’était pas drôle du tout. »

Un secteur dangereux

Les résidents du secteur s’entendent pour dire que la route est dangereuse. Il n’est pas rare de voir des accidents se produire sous leurs yeux.

« C’est une route passante. Il n’y a pas beaucoup de place pour dépasser. Les gens sont pressés », croit Éric Parent.

Pour Jasmin Bibeau, la problématique ne date pas d’hier. « Même dans les années 80, il y avait des accidents. Le ministère a élargi la route au début des années 2000, mais il y a encore des accidents. »

Mme Riopelle a même établi certaines règles avec ses enfants. « Ils ne peuvent pas jouer devant la maison. Ils doivent rester en arrière. J’aurais bien trop peur qu’il arrive quelque chose. »

Le ministère des Transports du Québec n’a pas compilé à temps le nombre d’accidents sur cette route avant l’heure de tombée.

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