1 mai 2020
La pandémie retarde l’arrivée de nouveaux pédiatres à Sorel-Tracy
Par: Katy Desrosiers

Le Dr Jocelyn Lavigne est chef du département de la pédiatrie du CISSS de la Montérégie-Est. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

La pandémie de la COVID-19 a chamboulé les plans du Centre intégré de Santé et de Services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) concernant l’arrivée de nouveaux pédiatres dans la région. Certains qui venaient prêter main-forte à l’Hôtel-Dieu de Sorel ont dû retourner travailler dans leurs lieux de travail respectifs.

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Lors d’une conférence téléphonique le 1er mai, le chef du département de pédiatrie du CISSSME, Dr Jocelyn Lavigne a pu fournir quelques indications sur la situation actuelle.

Depuis plusieurs mois, l’hôpital Hôtel-Dieu de Sorel était aux prises avec une certaine pénurie de pédiatres puisque pour des raisons personnelles, quelques-uns ont dû quitter la région. En attendant que de nouveaux viennent s’établir, certains provenant des autres établissements du CISSSME venaient en renfort.

Avec la crise de la COVID-19, ceux qui restaient ont dû retourner travailler dans d’autres centres hospitaliers. Dr Lavigne assure toutefois que la couverture de garde s’est poursuivie, que ce soit par un pédiatre sur place ou à distance.

« Vous aurez compris que toutes les ressources médicales au même titre que les soins infirmiers, les préposés, tout le monde était envoyé au front. Mais là, ces médecins-là, ils reprennent du service à Sorel et la situation va, pour ainsi dire, revenir à la normale », explique Dr Lavigne.

Également, l’arrivée d’un médecin de l’étranger a été retardée. « Un candidat était dans le processus de voir ses compétences reconnues à la suite d’un stage qui devait s’amorcer au début mars. Là, les nouvelles sont à l’effet que son stage va plutôt commencer le 11 mai. Ce qui va possiblement retarder son arrivée d’environ un mois. Mais on espère encore sa présence à Sorel dès le début de l’automne », précise le chef de la pédiatrie du CISSSME.

Peu d’enfants atteints

Jusqu’à maintenant, très peu d’enfants ont consulté un médecin pour la COVID-19. Dr Lavigne explique qu’ils représentent moins de 10 % des cas documentés. Ceux atteints d’une maladie chronique ou plus complexe ne semblent pas surreprésentés.

Ce qui est rassurant, selon lui, bien qu’il recommande d’être prudent si notre enfant est atteint d’une maladie cardiaque ou pulmonaire puisque chaque cas est différent. Aussi, il faut être vigilant avec ceux qui sont immunosupprimés et qui ont reçu une greffe quelconque ou de la chimiothérapie.

Pour les enfants qui font de l’asthme, il souligne qu’il y a une différence entre ceux qui utilisent une pompe quelques jours par an pour des allergies saisonnières et ceux qui doivent recevoir de la cortisone par la bouche plusieurs fois par an. « Dans un même type de maladie, il y a tout un spectre », rappelle-t-il.

Retour en classe imminent

Dr Lavigne se range du côté de l’Association des pédiatres pour ce qui est du retour en classe . Il note d’ailleurs quelques raisons souvent citées comme le côté bénéfique de retourner sur les bancs d’école pour les élèves qui ont une problématique d’apprentissage ou qui vivent de l’insécurité alimentaire à la maison.

« Il faut que les parents fassent un choix avec lequel ils vont être confortables. […] Si les parents se sentaient en confiance d’envoyer leurs enfants à l’école l’hiver passé avant la COVID-19, et ce, même en saison d’influenza, vraisemblablement, aujourd’hui, ils seraient encore en mesure de fréquenter l’école », rassure Dr Lavigne.

Il leur conseille de porter une attention particulière aux symptômes que pourrait développer l’enfant. Dernièrement, des spécialistes ont remarqué comme symptômes l’apparition de rougeurs violacées avec de l’inflammation, particulièrement au niveau des orteils.

Si l’enfant démontre quelconque symptôme, il faut consulter et éviter de l’envoyer à l’école.

Dr Lavigne rappelle également qu’il est important de garder une bonne hygiène de vie, de manger sainement et de prendre le temps de bouger.

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