14 juillet 2015
La MRC a déjà investi 5,9M$ dans le parc éolien Pierre-De Saurel
Par: Louise Grégoire-Racicot
Notre journaliste sera présente à la conférence de presse donnée par les promoteurs du parc éolien Pierre-De Saurel. Il s’agit d’une rencontre d’informations sur l’avancée du projet.

Notre journaliste sera présente à la conférence de presse donnée par les promoteurs du parc éolien Pierre-De Saurel. Il s’agit d’une rencontre d’informations sur l’avancée du projet.

La MRC a investi jusqu’ici 5,9 M$ dans le projet de parc éolien dont elle est l’unique actionnaire. C’est ce que révèlent les états financiers de l’entreprise Parc éolien Pierre-De Saurel, au 31 décembre 2014.

Le président du conseil d’administration, Benoit Lefebvre, précise ces chiffres en ajoutant que de ce montant, 2,5 M$ sont placés en garantie à l’intention d’Hydro-Québec pour la réalisation de ce projet. « Un total de 3,4 M$ a été investi pour la construction des mâts de mesure de vent, pour la réalisation de l’ensemble des études et de l’ingénierie ainsi que pour défrayer les coûts reliés aux audiences du BAPE. »

Comme commanditaire, la MRC lui fournira 17,7M $ alors que la commanditée doit trouver cette année le financement pour la balance des coûts associés à l’installation du parc éolien. Le projet est estimé à 68,9 M$.

Financement en cours de règlement

Son directeur général, Fréderic Tremblay a révélé, en entrevue téléphonique, que les discussions avec une institution financière prêteuse allaient bon train.

Le prêteur attend que les documents d’ingénierie soient complétés par l’entrepreneur, Construction Sorel, avant d’aller plus loin, a-t-il expliqué.

« Les projets de ce type présentent peu de risques parce qu’ils comportent un contrat de 20 ans de fourniture d’électricité conclu d’avance, dont le prix est déjà connu et indexé », commente-t-il. Mais l’entreprise attend toujours le feu vert du ministre de l’Environnement pour entreprendre des travaux d’installation du parc.

Le commandité n’a qu’un petit budget de fonctionnement, spécifie-t-il. Ce qui explique que dans ces états financiers apparaît un montant de 14 800 $ qu’il doit au commanditaire. « Des sommes dues pour la réalisation des états financiers, l’inscription au registre des entreprises, par exemple », dit M. Tremblay.

Il y a des échéanciers à respecter, y note-t-on. Mais cela n’est pas un problème, répond-il. On peut fabriquer deux ou trois éoliennes par semaine.

Le Journal a soumis le document à un comptable agréé, Jean-Pierre Huppé. Ce dernier a noté que ces états financiers avaient été rédigés selon les règles de l’art, conformes aux normes de comptabilité internationale, mais pas toujours faciles à déchiffrer pour qui n’y est pas initié.

Il juge qu’il est normal que l’entreprise n’ait pas de revenus puisqu’elle n’a pas encore produit d’électricité. Ce qui explique le déficit de 217 840 $ qu’elle enregistre.

On note qu’elle a dû débourser des salaires et charges sociales de 135 078 $ (dont 900 $ par mois aux membres du c.a. avait admis le préfet de la MRC à la séance de mai dernier).

Mais elle devra, dans la prochaine année, trouver 34,6 M$ fait remarquer M. Huppé pour payer les éoliennes commandées. Participera-t-elle aux profits ou tirera-t-elle des frais de gestion de cette production, se demande-t-il.

Tous les profits iront à la MRC, explique M. Tremblay.

Des questions

Lors de la dernière assemblée publique de la MRC, Fernand Gignac, le président du comité contre le parc éolien et un opposant, Michel Robitaille, ont vainement tenté de savoir qui est le prêteur éventuel avec qui parc éolien discute actuellement. Pas plus qu’ils n’ont pu savoir si le parc prévoit des retards dans les travaux à effectuer.

M. Gignac a aussi invité les maires à discuter de ce qui adviendrait du partage de coûts de ce parc, si jamais la municipalité de Massueville fusionnait à celles de Saint-Louis et Saint-Marcel et quittait la MRC de Pierre-De Saurel pour rejoindre celle des Maskoutains. Question que le préfet Claude Pothier a refusé de recevoir.

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