15 août 2018
Portrait des bandes riveraines de la MRC de Pierre-De Saurel
La moitié des bandes riveraines sont conformes
Par: Xavier Demers
Les agents aux bandes riveraines de la MRC de Pierre-De Saurel, Marie Durand et Maxime Risse, présentent les normes de distance des bandes riveraines, accompagnés de la coordonnatrice du projet collectif du bassin versant de la rivière Pot au Beurre, Yasmina Larbi-Youcef. (Photo : Xavier Demers)

Les agents aux bandes riveraines de la MRC de Pierre-De Saurel, Marie Durand et Maxime Risse, présentent les normes de distance des bandes riveraines, accompagnés de la coordonnatrice du projet collectif du bassin versant de la rivière Pot au Beurre, Yasmina Larbi-Youcef. (Photo : Xavier Demers)

Selon une étude de la MRC de Pierre-De Saurel, environ 50% des propriétaires de terrains agricoles en bordure de cours d’eau respectent les normes établies de distances par rapport aux bandes riveraines, selon la Politique de protection des rives de la MRC.

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C’est ce qui a été dévoilé à des agriculteurs à l’occasion de Rendez-vous au champ organisé par la MRC, en collaboration avec le Comité de bassin versant de la rivière Pot au Beurre, à la ferme Patrick Benoit, à Yamaska.

Les auteurs de l’étude, les agents aux bandes riveraines Marie Durand et Maxime Risse, ont parcouru 113 km de bandes riveraines sur le territoire de la MRC durant 15 semaines. Ils ont compilé leurs données selon deux méthodes.

« Si on regarde les pourcentages, sur les replats du talus, 50% des bandes riveraines de la MRC qui ont été échantillonnés ne sont pas conformes, a déclaré Maxime Risse. Pour la distance avec la ligne des hautes eaux, on est à 56% qui ne respectent pas la politique. Je vois ça d’un côté positif, je me dis qu’avec 20% considéré presque conforme, c’est un 20% qui pourrait assez facilement basculer vers le conforme. Si des efforts sont faits, on pourrait améliorer la situation de beaucoup. »

« On a discuté avec certains agriculteurs cet été et des fois, on percevait que la bande riveraine était parfois mal aimée, a ajouté Marie Durand. On sentait qu’il y avait des obligations par rapport à la bande riveraine. »

Le but de l’exercice n’était toutefois pas de punir les agriculteurs non conformes.

« Ce qu’on veut faire, ce n’est pas de taper sur les doigts des gens qui ne sont pas conformes, mais d’utiliser une autre méthode qui est de récompenser ceux qui font des efforts pour que ça puisse encourager, inspirer le voisin, explique la coordonnatrice à la gestion des cours d’eau de la MRC, Marie-Hélène Trudel. Pour ce qui est de l’application règlementaire, je ne pense pas qu’on soit rendus là. Je sais qu’au dernier comité des cours d’eau, c’était dans la volonté du comité de la MRC de poursuivre cet exercice-là l’an prochain. »

Importance des bandes riveraines

Marie Durand a relevé six avantages que procurent une bande riveraine conforme aux agricultures, soit la réduction de l’érosion et de la sédimentation des cours d’eau, la régulation des débits, l’amélioration de la qualité de l’eau, l’augmentation de la biodiversité, la création de haies brise-vent et le paysage champêtre.

« Ce qu’il faut retenir, c’est que les bandes riveraines sont les amies des agriculteurs. C’est comme un travailleur qui travaille gratuitement après qu’elle soit installée. Il faut apprendre à l’apprécier et voir tous les avantages qu’elle peut apporter. »

Honneurs

Patrick Benoit et Martin Cournoyer de la ferme des Trèfles ont reçu des certificats honorifiques pour avoir obtenu la mention « Exceptionnelle » pour leurs bandes riveraines.

L’hôte de l’événement sentait d’ailleurs que la cinquantaine d’agriculteurs qui s’étaient déplacés pour l’occasion étaient à l’écoute et comprenaient quels changements pouvaient être apportés.

« Il y a quand même beaucoup d’agriculteurs qui font des changements pour s’adapter d’une belle façon et c’est avec des journées comme aujourd’hui qu’on peut aller en chercher d’autres », a affirmé Patrick Benoit.

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