4 septembre 2018
Refus d'une demande de financement
La mise aux normes de l’école Saint-Viateur de plus en plus urgente
Par: Sarah-Eve Charland

La Commission scolaire de Sorel-Tracy souhaite réaménager l'école Saint-Viateur fermée depuis plusieurs années. (Photo : Archives)

La demande de mise aux normes et de l’agrandissement de l’école primaire Saint-Viateur a été rejetée pour une deuxième fois par le ministère de l’Éducation. La Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy déposera une nouvelle demande dans les prochaines semaines.

Le ministère n’a pas écrit les raisons pour lesquelles le projet a été à nouveau refusé dans sa lettre envoyée cet été. La CS a jusqu’au 14 septembre pour déposer une nouvelle demande.

« Dans les règles budgétaires, il y a des nouvelles enveloppes et des nouvelles normes pour ce qui est des demandes d’agrandissement. Ça va être analysé par les ressources matérielles afin d’étoffer notre argumentaire. On va mettre les chiffres à jour », affirme la directrice des communications de la CS de Sorel-Tracy, Geneviève Handfield.

La demande consistait à aménager six classes, un plateau sportif et la cour de récréation extérieure à l’école Saint-Viateur. Le bâtiment n’est pas disposé, actuellement, pour recevoir des élèves du primaire puisque les locaux ont été aménagés pour des cours de préparation au travail en usine en collaboration avec le Centre de formation en entreprise et récupération (CFER).

Cet agrandissement devient de plus en plus urgent puisque toutes les écoles à Sorel-Tracy sont exploitées à pleine capacité, précise Mme Handfield. On retrouve notamment quatre classes modulaires à l’école primaire Saint-Gabriel-Lalemant. L’année dernière, cette école est passée de huit à neuf sur l’échelle de défavorisation. Cette mesure a entraîné une diminution des ratios d’élèves par classe.

« Si on a besoin d’un groupe de plus à Saint-Gabriel-Lalemant l’année prochaine, on ne pourra pas avoir de local. Ça devient notre dossier prioritaire », ajoute-t-elle.

La CS avait déposé une demande de financement en septembre 2017 et a obtenu la réponse du gouvernement l’été suivant. Elle ne s’attend donc pas à obtenir une réponse avant la prochaine saison estivale.

« Si c’est refusé, il faudra réfléchir à un plan B. Les classes modulaires sont une solution temporaire. Nous avons un contrat de location pour trois ans qu’on peut allonger à cinq ans. Au-delà de ça, il faut trouver des alternatives », mentionne Mme Handfield.

Les classes modulaires ont été installées en 2017-2018.

Demande d’agrandissement à Yamaska

La demande d’agrandissement du pavillon Notre-Dame de l’école de Yamaska a été également refusée. Il s’agit d’une quatrième demandée rejetée pour ce projet. Il consistait à rapatrier tous les élèves de deux pavillons dans un même bâtiment afin d’assurer une meilleure sécurité aux abords des écoles. Le dossier avait été élaboré conjointement avec la municipalité.

« La directrice générale de la CS, Claudine Lachapelle, a communiqué avec la mairesse Diane De Tonnancourt. Cette dernière a dit qu’elle allait consulter ses conseillers avant de voir si on relançait les démarches », mentionne Mme Handfield.

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