26 février 2016
La Laiterie Chalifoux lance un 24e nouveau produit en quatre mois
Par: Louise Grégoire-Racicot
Alain Chalifoux, lors du lancement du 24 février dernier. | Photo:TC Média - Pascal Cournoyer

Alain Chalifoux, lors du lancement du 24 février dernier. | Photo:TC Média - Pascal Cournoyer

Quatre mois après le lancement surprise de quelque 23 nouveaux produits, voilà que la Laiterie Chalifoux, en pleine croissance, complète sa gamme de fromages traditionnels en y ajoutant le «Fromage Blanc Riviera ».

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:Entre 30 et 50 emplois ont été créés et quelque 21 M$ ont été investis au cours des trois dernières années pour lancer une vingtaine de nouveaux produits.

Ce Fromage Blanc Riviera d’inspiration européenne se sert à la fois au déjeuner, en collation ou au dessert. Un produit qui, comme les derniers arrivés, lui permet de se démarquer, explique le président de l’entreprise, Alain Chalifoux.

Il ressemble au yogourt grec, mais n’en est pas un, décrit-il. « C’est plutôt un fromage nutritif, riche en protéines qui ne s’acidifie pas comme le yogourt grec après quelques jours. Il est doux et peut s’apparenter à de la crème glacée. Il vient en différentes saveurs (fraises, framboises, vanille et nature) qui plaisent aux Canadiens », note-t-il.

« Dans un marché comme le nôtre, il faut, pour prendre sa place, trouver des produits de niche. Ce que mon équipe fait particulièrement bien : Martin Valiquette et son groupe de recherche et développement dont le directeur est Nicolas David. »

Contrer la compétition

Il y a un moment que les épiciers réclamaient de nouveaux fromages. Ce dernier qui arrive sur le marché les satisfait, dit-il.

En même temps, il a mis en circulation un lait de chèvre destiné aux consommateurs qui digèrent mal ou sont allergiques au lait de vache.

Visiblement fier de la réception que l’Ouest canadien accorde à ses yogourts en petit pot et de l’intérêt de Toronto, il applaudit la croissance de 30% que son entreprise connait depuis leur lancement.

« Dire que j’ai mis en marché ces produits parce que je craignais les impacts de l’entente de libre-échange avec l’Europe sur l’importation de fromage. Je croyais alors perdre de 15 à 20% de mon marché et je voulais contrer cette perte. Aujourd’hui le fromage n’est pas encore entré au Québec, mais moi j’ai développé 28 produits différents qui m’ouvrent de nouveaux marchés. »

Et il n’a cesse de promettre qu’il y en aura d’autres en septembre 2016 puis en janvier 2017.

« J’ai une équipe extraordinaire en recherche et développement et en marketing. Et nos employés ont été formés pour travailler avec les nouveaux équipements installés. »

« Riviera est maintenant une marque forte grâce à cette équipe qui accepte de me suivre dans cette aventure, car un président seul ne peut rien. » Comme il reconnait que les médias sociaux ont contribué au succès qu’il connait.

Ce ne sont pas les projets qui manquent, ajoute-t-il, rappelant fièrement qu’il s’approvisionne de lait dans la région et que le nombre de ses employés croît toujours. Pour cette seule production de fromage, une dizaine d’autres s’ajoutent, pour porter le total à plus de 200.

La semaine dernière en fut une fort occupée pour lui qui a reçu la visite de ses partenaires dans ce projet, les dirigeants de la coop française Alsace lait, lançant mardi, ses petits pots Riviera, à Toronto et faisant découvrir mercredi, aux Sorelois son nouveau fromage.

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