20 juillet 2016
La folie Pokémon Go est bel et bien arrivée à Sorel-Tracy
Par: Jean-Philippe Morin
Notre chef de nouvelles et notre coordonnatrice se sont amusés à capturer des Pokémon dans le carré Royal. | Photo: TC Média – Julie Lambert

Notre chef de nouvelles et notre coordonnatrice se sont amusés à capturer des Pokémon dans le carré Royal. | Photo: TC Média – Julie Lambert

« Regarde, il y en a partout! » En sortant des bureaux du Journal sur la rue Charlotte, trois jeunes garçons marchent, les yeux rivés sur leur cellulaire, dans le carré Royal. Cet endroit – et plusieurs autres à Sorel-Tracy – est primé par plusieurs chasseurs de Pokémon, qui ont téléchargé l’application Pokémon Go, maintenant connue mondialement et disponible au Canada depuis dimanche dernier.

Qu’est-ce que les Pokémon? Il s’agit de 150 créatures fantastiques que les dresseurs peuvent attraper pour les faire monter de niveau, évoluer puis combattre. Ces créatures ont été les vedettes d’une populaire série télé dans les années 90, mais depuis quelques jours, les amateurs, armés d’un téléphone intelligent, peuvent maintenant devenir les dresseurs « Ash », « Misty » et « Brock » de la populaire émission. Les jeunes – et moins jeunes – rivés à leur écran, peuvent apercevoir des Pokémon via leur appareil photo du téléphone et ainsi les capturer.

C’est le cas de Mélissa Giard, qui a grandi avec l’émission des Pokémon durant sa jeunesse.

« J’ai écouté les dessins animés et j’aimais beaucoup la série. J’aime le fait de sortir dehors et de capturer les Pokémon en marchant. Dans le jeu, ça compte nos pas, donc on n’a pas le choix de marcher si on veut en attraper et avoir du succès », explique-t-elle.

La coordonnatrice de TC Media, qui travaille face au carré Royal, n’a jamais vu autant de personnes fréquenter cet endroit depuis ses débuts aux journaux Les 2 Rives et La Voix.

« J’en vois des plus jeunes, mais aussi des plus vieux que moi. En plus, les PokéStop sont des lieux historiques comme des sculptures ou des vieux bâtiments. Ça permet aux gens de connaître l’histoire de Sorel-Tracy ou, du moins, de remarquer qu’il y a une sculpture à tel endroit ou une affiche à une autre », souligne Mme Giard.

À Sorel-Tracy, diverses arènes où l’on peut effectuer des combats contre d’autres dresseurs sont implantées, notamment au coin des rues Augusta et du Prince, près du Biophare, à l’église Saint-Gabriel ou au centre culturel. Quant aux Pokémon, ils se cachent surtout dans des endroits fréquentés, comme le carré Royal ou le parc Regard-sur-le-Fleuve.

« Les parcs sont des bons endroits. On en trouve un peu moins dans les rues résidentielles. Les plus rares sont où la densité de population est plus grande », conclut celle qui a atteint le niveau 10 en quelques jours.

Des incidents

Le phénomène a atteint une telle ampleur que certains incidents liés au jeu se sont rapidement multipliés un peu partout dans le monde, notamment aux États-Unis, où les autorités demandent désormais aux joueurs de ne pas s’introduire sur des propriétés privées ou dans des zones interdites au public pour tenter d’attraper un Pokémon.

Dans le Wyoming, une jeune femme, en pleine chasse aux Pokémon s’est récemment retrouvée face à un cadavre baignant dans une rivière. Des appels à la décence ont également surgi lorsque certains joueurs se sont introduits au musée d’État Auschwitz-Birkenau, en Pologne. Plus proches de chez nous, deux adolescents de Québec ont embouti une voiture de police expliquant avoir été distraits par l’application. À Sherbrooke, une chasseuse de Pokémon s’est même retrouvée dans un stationnement de poste de police, ce qui lui était interdit.

Avec la collaboration de Philippe Lanoix-Meunier.

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