26 avril 2016
La famille au cœur de la relève des entreprises d’ici
Par: Sarah-Eve Charland

Alors que plusieurs entrepreneurs peinent à trouver une relève pour perpétuer leur entreprise, d’autres se tirent plutôt bien d’affaire pour assurer un transfert réussi de leur commerce.

Au cours des dernières années, plusieurs entrepreneurs ont pris leur retraite. Pour la plupart, le transfert s’est fait de génération en génération.

C’est le cas de l’entreprise Portes et Fenêtres Boulet. Son histoire a commencé lorsqu’Eddy Boulet a commencé à fabriquer des fenêtres dans sa maison en compagnie de son fils Roger en 1975. Son autre fils Louis s’est joint à l’entreprise quelques années plus tard.

Aujourd’hui, la troisième génération, composée d’Alexandra, Mélodie, Alexis et Pierre Boulet, prend les rênes peu à peu de l’entreprise qui a maintenant près de 80 employés. « C’est mon plus grand plaisir de voir ma grande famille dans l’entreprise. Je n’ai pas fait grand-chose, mais j’ai allumé la flamme », affirme le fondateur Eddy Boulet.

Même si le choix s’est fait naturellement, la relève de l’entreprise ne s’est pas réalisée sans défi. « On a été parachuté dans quelque chose de plus grand que nous. L’entreprise était déjà mature à notre arrivée », souligne Alexis.

« C’est d’embarquer dans une structure déjà bien établie. Il faut prendre sa place. […] Il faut aussi ne pas prendre pour acquis ce qui a été fait dans le passé », ajoute Alexandra.

Respecter la clientèle

En 2005, Geneviève Boucher est devenue copropriétaire de la Boutique d’animaux Cartier fondée en 1985 par son père Michel Boucher. Même si elle se voyait entrepreneure dans le domaine du tourisme, elle a pris une autre tangente en se lançant à pied joint dans le commerce de son père.

Dix ans plus tard, elle est toujours aussi passionnée. Même si elle se réinvente toutes les semaines pour obtenir la plus grande variété dans les produits et dans les services, elle croit avoir gardé la même mission d’entreprise.

« Il ne faut pas que le changement se fasse du jour au lendemain. On doit améliorer les choses, mais en gardant toujours la même ligne de pensée. Sinon, la clientèle peut avoir des inquiétudes. »

Entreprise familiale

Après avoir travaillé six ans pour Richer et frères, Megan Richer prendra la relève d’ici deux ans de l’entreprise de récupération de métaux fondée par son père et son oncle il y a 30 ans.

« Quand mon oncle a pris sa retraite, mon père a commencé à réfléchir. Je n’avais pas prévu de faire ça. C’est mon père qui m’a proposé de prendre la relève. J’y ai réfléchi avant d’accepter », raconte-t-elle.

Même si les prix des métaux sont instables sur le marché et que la concurrence est forte dans la région, elle réussit à surmonter les épreuves en travaillant avec sa famille. « Je suis avec les bonnes personnes. C’est ma famille. J’apprends énormément auprès d’elle. »

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