30 juin 2016
La Couronne demande 12 ans de prison pour un pédophile
Par: Sarah-Eve Charland
Simon Girard-Lévesque a écopé d'une lourde peine de pénitencier le 5 août au palais de justice de Joliette. | TC Média - Archives

Simon Girard-Lévesque a écopé d'une lourde peine de pénitencier le 5 août au palais de justice de Joliette. | TC Média - Archives

Le pédophile Simon Girard-Lévesque de Saint-Robert, reconnu coupable de 47 chefs d’accusation dont la plupart à caractère sexuel, pourrait purger jusqu’à 12 ans de prison. C’est du moins ce qu’a réclamé la Couronne le 27 juin au palais de justice de Joliette. De son côté, l’avocat de la défense a proposé une peine de détention de six ans.

L’homme de 28 ans a été reconnu coupable de 47 chefs d’accusation sur les 52 qui pesaient contre lui le 22 mai 2015 par le juge Normand Bonin, dont leurre, incitation à des contacts sexuels, agression sexuelle, incitation à se prostituer, contacts sexuels, production de pornographie juvénile et séquestration.

Les gestes reprochés ont eu lieu entre octobre 2010 et décembre 2012 sur 13 victimes à Rawdon, Mont-Tremblant, Lévis, Québec, Montmagny et Saint-Apollinaire.

Selon le jugement écrit, il utilisait le même modus operandi pour approcher les victimes âgées entre 12 et 16 ans. Il faisait une demande d’amitié à une adolescente par l’intermédiaire d’un réseau social. Lorsqu’une jeune fille lui parlait par curiosité, il entamait une discussion banale jusqu’à ce qu’il tienne des propos à connotation sexuelle. Il se présentait par la suite comme un jeune adulte qui a lancé un défi à un autre individu d’avoir une relation sexuelle complète avec la fille la plus jeune possible en contrepartie d’une somme d’argent.

L’accusé a comparu pour une première fois au palais de justice dans ce dossier le 24 mai 2013. Il est demeuré détenu durant toute la durée des procédures judiciaires.

Facteurs aggravants

La nature des gestes, le nombre de victimes et le nombre de gestes commis font partie des facteurs aggravants, explique l’avocate de la Couronne, Marie-Ève Sasseville. Sans compter les rapports sexologique, présentenciel et psychologique qui étaient révélateurs, ajoute-t-elle. C’est ce qui l’a amenée à demander une peine de 12 ans de prison.

« Il y a un haut risque de récidive. On parle de 58% des chances d’ici sept ans. L’accusé ne présente aucune empathie pour ses victimes ni aucun remords. Il n’a entamé aucune démarche thérapeutique », relate-t-elle en entrevue.

Les deux avocats ont présenté une suggestion commune pour que Simon Girard-Lévesque soit déclaré délinquant à contrôler pour la période maximale prévue par la loi, soit de 10 ans. Ce qui signifie qu’il devra être soumis à une surveillance conforme aux conditions de libération conditionnelle normales prévues dans le Règlement sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition.

Au moment d’aller sous presse, l’avocat de la défense, Michel Varin, n’avait pas retourné nos appels.

Le juge Normand Bonin rendra sa sentence le 5 août au palais de justice de Joliette.

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