18 octobre 2016
La commission scolaire à l’heure du numérique
Par: Louise Grégoire-Racicot
En novembre 2012, les enseignants de la région ont reçu une formation sur l’utilisation des tablettes électroniques. | Photo: TC Média - archives

En novembre 2012, les enseignants de la région ont reçu une formation sur l’utilisation des tablettes électroniques. | Photo: TC Média - archives

La nouvelle directrice générale de la Commission scolaire (CS) de Sorel-Tracy, Claudine Lachapelle, fait du virage numérique une priorité afin d’apprivoiser les élèves à la technologie dès leur plus jeune âge.

La CS de Sorel-Tracy s’inscrit dans la même que lignée que le Centre local de développement (CLD) de Pierre-De Saurel qui incite les entreprises à prendre le virage numérique et que le Cégep qui se prépare à inaugurer une salle Web 4.0. La Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) Pierre-De Saurel vit aussi une expérience pilote avec trois entreprises en ce sens.

La CS de Sorel-Tracy alimente donc le virage numérique amorcé en 2012 même si des restrictions budgétaires l’ont forcée depuis à ralentir la fourniture d’iPad à tous ses élèves.

« On travaille à la fois sur les volets administratif et pédagogique », explique sa directrice générale, Claudine Lachapelle, qui se définit elle-même comme « une fille de techno ».

Les pas administratifs se concrétiseront pour l’ensemble de la clientèle en 2017, dit-elle, alors qu’en mars, les parents recevront des bulletins informatisés. Puis ils seront appelés à inscrire leurs enfants en ligne pour l’année 2017-2018.

Au bureau administratif et au service financier, la conversion vers le numérique se poursuit avec l’usage de nouveaux logiciels qui permettront d’améliorer les performances, dit-elle.

« Les choses avancent, mais certes pas aussi vite qu’on le souhaiterait », dit-elle.

En classe

Pédagogiquement, poursuit Mme Larochelle, toutes les écoles ont un tableau numérique interactif (blanc) et dans certaines classes, des iPad. Elle fut d’ailleurs la première commission scolaire francophone à le faire.

« Mais l’arrivée de ces équipements implique aussi de changer les pratiques pédagogiques. Rien ne se fait plus comme avant. Et on ne peut tout changer du jour au lendemain. Ce à quoi on travaille, en rencontres de formation pour les enseignants. »

La CS peut encore compter, dit-elle, sur une équipe chevronnée qui transmet à tous les personnels des compétences en la matière.

Rappelons que le projet d’achat des iPad de 1,2 M$ a dû être mis sur la glace en mars 2013, la CS devant faire un plan de redressement budgétaire pour compenser des compressions de plusieurs millions de dollars. Elle a alors renoncé à se doter de 1200 tablettes additionnelles (coût de 600 000$) pour que tous les élèves du secondaire en disposent d’une.

Celles destinées à l’enseignement sont toujours utilisées au 3e cycle du primaire et au premier du secondaire, dit Mme Larochelle. « Mais il appartient aux écoles de les remplacer au besoin. » Pour le moment, la CS ne recevra pas de budget à cette fin, précise-t-elle.

Il est cependant évident pour elle que la CS a ce mandat de bien préparer des élèves à des métiers qui n’existent peut-être même pas aujourd’hui.

« Nous voulons aller de l’avant. Mais il n’y a pas que l’iPad dans ces technologies. Les élèves peuvent accéder à l’information sur un nuage », ajoute-t-elle.

Autre défi que pose ce virage, complète-t-elle, c’est la sécurité informatique, la protection des données dont la commission scolaire dispose concernant les élèves, les employés et les contribuables.

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