15 juin 2017
La chronique littéraire: Pourquoi nous?
Par: Deux Rives
L’auteure de cette chronique, Rachel Gauthier, est une passionnée de lecture. Résidente de Sorel-Tracy, elle étudie présentement pour son baccalauréat en études littéraires – Littératures francophones et comparées à l’Université Laval. | Gracieuseté

L’auteure de cette chronique, Rachel Gauthier, est une passionnée de lecture. Résidente de Sorel-Tracy, elle étudie présentement pour son baccalauréat en études littéraires – Littératures francophones et comparées à l’Université Laval. | Gracieuseté

En octobre dernier, Claire Pontbriand, de Sorel-Tracy, publie Pour toi, Nina. Un roman familial où s’entremêlent fatalité et libre arbitre. Des observations justes et une histoire qui se veut captivante, et pourtant…

Une intrigue générationnelle

L’histoire s’étire sur six générations de femmes : Dina, Jeanne, Charlotte, Isa, Alicia, et la dernière-née, Nina. Cette lignée semblerait piégée par une malédiction. Chacune à leur manière subit une perte irréversible. Ces êtres féminins prennent parole en se questionnant sur la véracité ou le délire du mauvais sort. Dina, pour sa part décédée, ne vit que par les souvenirs de Jeanne et c’est pourtant ce personnage qui détermine le chaos de l’intrigue. Le passé définit donc le présent et ces femmes tentent de reprendre leur destin en main pour épargner Nina. Malheureusement, la solution de l’intrigue repose sur d’anciennes valeurs qui ne font pas l’unanimité aujourd’hui. Ainsi, malgré les personnages aux âges variés, ce ne sont pas tous les lecteurs qui y trouvent satisfaction.

Ce saut dans le passé se veut éclairant pour le récit, mais aussi honorifique. Quant à Jeanne, c’était « la seule façon qu’elle connaissait pour que tous ces morts ne soient pas oubliés. Ils faisaient partie d’un ensemble, témoins de l’humanité. »

Des femmes exceptionnelles

La lignée de Dina est représentée par des femmes fortes et indépendantes. Elles se distinguent par leur attitude et leur courage. Par contre, leur grand nombre ne permet qu’un survol sur chacune d’entre elles.

Un personnage ressort par sa profonde sincérité. Il s’agit de Jeanne; la plus âgée, et ainsi, celle qui, par sa capacité à faire le point sur son vécu, touche le lecteur. Elle souligne des vérités crues, et tristement vraies, car comme le montre-t-elle, les personnes âgées sont souvent négligées par leurs proches : « Elle avait rassemblé les siens sans avoir eu besoin de les inviter à son enterrement. »

De fascinantes thématiques

La vie côtoie la mort, le passé le présent, l’exotisme le local. Ses sujets frappent grâce à leur évidente opposition, et pourtant, leur alliance s’avère nécessaire et belle. Le récit met en place des réflexions sur la vie, mais surtout sur la souffrance de celle-ci. Selon Jeanne, seuls « les bons souvenirs devraient avoir leur place dans la mémoire. »

Pour toi, Nina soulève des questions sur les difficultés de l’existence. Il tente également d’y répondre sans réellement réussir. Toutefois, n’y a-t-il justement aucune explication?

L’auteure de cette chronique est une passionnée de lecture. Résidente de Sorel-Tracy, elle étudie présentement pour son baccalauréat en études littéraires – Littératures francophones et comparées à l’Université Laval. Elle critiquera, au cours des prochaines semaines, de livres d’auteurs de la région de Sorel-Tracy.

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