23 décembre 2020
Fermeture de commerces non essentiels du 25 décembre au 11 janvier
La campagne d’achat local se poursuivra en 2021
Par: Jean-Philippe Morin

Plusieurs solutions sont sur la table pour aider les commerçants qui devront à nouveau fermer leurs portes du 25 décembre au 11 janvier. Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Alors que le gouvernement Legault a annoncé la fermeture de commerces non essentiels du 25 décembre au 11 janvier, la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy (CCIST) planche sur plusieurs solutions afin de donner de l’air aux marchands de la région.

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À commencer par la campagne d’achat local « J’ai trouvé à Sorel-Tracy – Ensemble soyons local », qui devait se terminer le 31 décembre. Le directeur général de la CCIST, Sylvain Dupuis, confirme que l’expérience sera prolongée en janvier.

« Tant qu’on va avoir des sous et que les partenaires sont au rendez-vous, on va continuer. D’après moi, on est encore capables de se rendre jusqu’au printemps. Il y a eu les cartes-cadeaux bonifiées en 2020, attendez-vous à d’autres initiatives en 2021 », dévoile-t-il.

Parmi les autres expériences qui pourraient être répétées, M. Dupuis aborde entre autres la livraison d’achats par la Coop de taxi de Sorel-Tracy. Rappelons que lors de la première vague, alors que les commerces non essentiels étaient fermés, la Chambre de commerce, la Ville de Sorel-Tracy et Rio Tinto Fer et Titane ont mis en place de la livraison d’articles par taxi. Pour une commande de 25 $ et plus chez un commerçant de la région présent sur le site web www.achatlocalpds.com, les citoyens recevaient leur commande à la maison au coût de 5 $ par livraison.

« On regarde pour voir si on a encore les sous afin de remettre le programme en place. La beauté de ça, c’est qu’il est déjà en place, on n’a pas besoin de l’inventer. Notre objectif est de le remettre sur les rails afin que les commerçants puissent continuer à vendre leurs produits même s’ils sont fermés au public », souligne Sylvain Dupuis.

Des commerçants résilients

Selon ce qu’il peut remarquer de ses membres, les commerçants de la région sont résilients face à un deuxième confinement. « Je crois qu’ils l’ont vu venir. Deux ou trois semaines, ce n’est pas si pire, surtout que début janvier, ce n’est pas la folie. […] On comprend qu’il fallait en arriver à un confinement, il faut arrêter la propagation du virus. Les commerçants passent par toute la gamme des émotions, mais en même temps, ils n’ont pas le choix de respecter les règles. Ils sont résilients, patients et de notre côté, il faut continuer de les encourager », avance M. Dupuis.

La perte du Boxing Day du 26 décembre pourrait toutefois faire mal à plusieurs commerçants, croit M. Dupuis. Certains comptent sur cette journée pour faire grimper leur chiffre d’affaires avec des rabais alléchants.

« Ils devront se préparer pour amener ça après le 11 janvier. La plupart ont du stock dans les entrepôts et ils sont prêts à vendre, tout est commandé. Il y a moyen d’upgrader le Boxing Day après le confinement, peut-être en l’étalant sur plusieurs jours ou semaines », conclut le directeur de la CCIST.

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