20 août 2019
Projet de terminal à conteneurs de Contrecœur
La Banque de l’Infrastructure du Canada maintenant partenaire du Port de Montréal
Par: Katy Desrosiers
De gauche à droite, Rachel Bendayan, députée fédérale d'Outremont, Suzanne Roy, préfète de la MRC Marguerite d'Youville, Pierre Lavallée, PDG de la BIC, Sylvie Vachon, PDG de l'Administration portuaire de Montréal et Maud Allaire, mairesse de Contrecœur. 
Photo gracieuseté

De gauche à droite, Rachel Bendayan, députée fédérale d'Outremont, Suzanne Roy, préfète de la MRC Marguerite d'Youville, Pierre Lavallée, PDG de la BIC, Sylvie Vachon, PDG de l'Administration portuaire de Montréal et Maud Allaire, mairesse de Contrecœur. Photo gracieuseté

Une simulation démontrant à quoi pourrait ressembler le nouveau terminal. 
Photo gracieuseté

Une simulation démontrant à quoi pourrait ressembler le nouveau terminal. Photo gracieuseté

La Banque de l’Infrastructure du Canada (BIC) a signé un protocole d’entente avec le Port de Montréal pour son projet de construction d’un terminal portuaire à conteneurs à Contrecœur. Les deux entités travailleront donc de pair sur la structure financière du terminal.

Publicité
Activer le son

Les deux parties collaboreront sur les activités de planification et de préapprovisionnement pour la conception, la construction, le financement, l’exploitation et l’entretien du terminal.

Ce travail, réalisé par la BIC, pourrait mener à un investissement dans le projet, sous certaines réserves.

Le président et chef de la direction de la BIC, Pierre Lavallée, affirme que l’organisation est fière de contribuer, de par son expertise, au développement du terminal portuaire à Contrecœur pour optimiser sa valeur commerciale et attirer les investisseurs privés. « Notre collaboration avec l’Administration portuaire de Montréal démontre notre engagement, à développer des infrastructures de commerce et de transport afin de soutenir la croissance économique canadienne de façon responsable, efficace et durable », souligne-t-il.

« Cette collaboration […] confirme l’importance nationale de notre projet, dont la raison d’être est de soutenir la croissance des échanges commerciaux internationaux pour le Canada », ajoute la présidente directrice générale de l’Administration portuaire de Montréal, qui chapeaute aussi le Port de Montréal.

La mairesse de Contrecœur, Maud Allaire, affirme que le partenariat est une excellente nouvelle et constitue une étape de plus de franchie pour la réalisation du projet, évalué à près de 750 M$. « C’est tellement un projet majeur pour la région avec la création de 5000 emplois pendant la phase de construction et 1000 pour la phase d’exploitation. […] Les gens nous questionnent tous les jours pour savoir quand ça va commencer. Moi j’y crois, mais je ne peux pas donner de date. […] Il reste à obtenir l’autorisation environnementale du gouvernement fédéral », souligne-t-elle.

« Depuis que je suis élue mairesse, je trouve que ç’a avancé vraiment vite. On voit de plus en plus d’annonces, de présences. […] Il y a quand même 160 personnes qui travaillent sur ce projet, des nichoirs ont été construits ce printemps, des travaux civils sont faits sur les lieux. On voit beaucoup leur logo. Je leur ai dit que leur présence était importante. Le vice-président du Port de Montréal à Contrecoeur, Ryan Dermody, a pris la parole aux Diableries et l’entreprise avait un conteneur où ils recevaient les gens et les enfants avec des jeux à l’intérieur », explique Maud Allaire.

Le député du Bloc Québécois dans Pierre-Boucher – Les Patriotes – Verchères, Xavier Barsalou-Duval, se réjouit de l’annonce, mais déplore le fait que le gouvernement fédéral « se traîne les pieds dans le dossier », a-t-il précisé par voie de communiqué.

Le Port de Montréal espère recevoir ses permis au début de 2020, afin d’entreprendre la construction en 2020 et d’être en service en 2023 ou 2024.

Le nouveau terminal a entre autres pour objectif de permettre aux importateurs et exportateurs de continuer à mettre leurs produits sur le marché en temps opportun. Il devrait améliorer l’infrastructure d’accueil des marchandises provenant des bateaux et va accroître la capacité du Port de Montréal pour les prochaines décennies.

Présentement, le Port de Montréal constitue le seul terminal portuaire à conteneurs au Québec et est le plus grand de l’est du Canada. L’an dernier, il a manutentionné plus de 1,7 million de conteneurs.

La BIC, en tant que société d’état, a pour mandat d’utiliser 35 milliards de dollars de financement fédéral pour attirer des investissements privés et institutionnels et pour travailler avec les provinces, les territoires, les municipalités, les Premières Nations et les partenaires privés pour transformer la façon dont les infrastructures sont planifiées, financées et réalisées au Canada.

image