1 juin 2020
La baleine à bosse redescendra-t-elle à Sorel-Tracy?
Par: Sébastien Lacroix
Un plaisancier a réussi à suivre la baleine et à faire une courte vidéo du mammifère marin à la hauteur de Sorel-Tracy.
Photo gracieuseté – Simon Ferland

Un plaisancier a réussi à suivre la baleine et à faire une courte vidéo du mammifère marin à la hauteur de Sorel-Tracy. Photo gracieuseté – Simon Ferland

Une jeune baleine à bosse qui était visiblement désorientée a semé tout un émoi, la semaine dernière, alors qu’elle a remonté le fleuve Saint-Laurent et s’est retrouvée près de 400 kilomètres à l’ouest de son habitat naturel.

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Le rorqual de deux ou trois ans, qui mesurerait environ 10 mètres de longueur pour un poids avoisinant les 15 tonnes, selon les premières estimations, a semé tout un émoi, en fin de semaine, à Montréal.

D’abord observée à Québec, le 26 mai, puis dans Portneuf, le 27 mai, la baleine a été vue dans le secteur de Bécancour, le 28 mai. Le 29 mai, en avant-midi, la baleine a d’abord été aperçue près de l’île aux Basques, à Saint-Anne-de-Sorel, vers 9 h 30.

Une heure plus tard, elle avait franchi l’archipel du lac Saint-Pierre, alors qu’elle se trouvait de l’autre côté de la batture de l’île à Pierre. Simon Ferland, un plaisancier, a réussi à suivre la baleine et à faire une courte vidéo de la baleine qui se dirigeait vers la traverse entre Sorel-Tracy et Saint-Ignace-de-Loyola.

Elle a ensuite été observée à Contrecœur, puis à Lanoraie, le 29 mai, avant d’arriver à Montréal, le 30 mai, où elle s’est donnée en spectacle en effectuant plusieurs sauts hors de l’eau. En raison de la présence d’écluses et de rapides, elle ne pouvait remonter plus loin et elle y a séjourné toute la fin de semaine.

Le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins (RQUMM), l’escouade nautique du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) et les agents des pêches de Pêches et Océans Canada ont assuré la cohabitation du trafic maritime et de plaisance avec la baleine pour assurer une distance de 100 mètres avec l’animal.

Une intervention pour réorienter la baleine n’était pas prévue. Puisque la baleine peut rester en eau douce pendant un certain temps. L’approche privilégiée était plutôt de laisser la jeune baleine retourner par elle-même vers Tadoussac. Elle avait commencé à redescendre quelque peu au moment d’aller sous presse, lundi après-midi, mais elle se trouvait toujours à Montréal.

Selon le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), il s’agissait de la première fois qu’une baleine à bosse s’avançait aussi loin sur le fleuve, au moment où elle est arrivée à Sorel-Tracy.

En fait, deux autres cas ont été répertoriés dans la région, mais elles y avaient trouvé la mort. En 2006, un rorqual commun s’était échoué à Contrecœur. Celui-ci aurait été frappé puis traîné sur une longue distance par un cargo qui remontait le Saint-Laurent. En 1985, une baleine s’était échouée à Notre-Dame-de-Pierreville. Celle-ci avait possiblement été heurtée par un navire.

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